Camembert Museum

Vosges 268nv (Coussey 02) Vaudeville-02nv (Rougeau 552)

Louis-Modéré Rougeau est né le 26 janvier 1880 à Pamproux dans les Deux-Sèvres. Son métier ? industriel laitier. Ce Monsieur était propriétaire d'une fromagerie à Cussey dans les Vosges et d'une autre fromagerie à Vaudeville dans la Meuse. Marié avec une demoiselle Mérouzeau à Pamproux en juin 1904, médaille d'or au Concours Général Agricole de Paris en 1929, il décédera à Coussey en 1943. Nous récoltons en ce moment des informations sur ce fabricant. Vos contributions sont les bienvenues..


MARDI 25 JUIN 2019 :  Mise à jour de notre liste des codes des fromageries du Bas-Rhin (67) contribution de M & Mme Gérard. Historique des laiteries coopératives de l'île de Magné et de la Laiterie Caséinerie Coopérative de Uzelet (79); À venir ensuite l'histoire de la fromagerie de Saint-Bomer-les-Forges (Orne) par Gérard Clouet.


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LAITERIE COOPÉRATIVE DE L'ÎLE DE MAGNÉ [Deux-Sèvres 79]

Enserrée entre la Sèvre et le bras de Sevreau entouré de marais, Magné est une île du marais Poitevin, reliée aux communes voisines par cinq ponts construits au 20ème siècle. Elle est distante de 11 kilomètres de Niort, et à seulement 7 kilomètres de la gare de Coulon. C’est sur cette commune d’environ 1500 habitants au début du 19ème siècle, que la Laiterie Coopérative de Magné est fondée le 09 novembre 1896 par un certain Monsieur Tarente, fondateur aussi de la laiterie voisine de la Garette.

Le bâtiment principal mesure 23 mètres de long sur 8 mètres de large. Il renferme une salle de machines comprenant un moteur de 8 chevaux, une salle de fabrication du beurre, avec ses deux écrémeuses Alfa-Laval, une baratte et un malaxeur, ainsi qu’un bureau pour le directeur. L’usine était alors conçue pour transformer à ses débuts de 8000 à 10.000 litres de lait par jour. Elle comptait en 1900 quelques 370 sociétaires, et 350 sociétaires en 1909, exploitant le lait d’environ 850 vaches appartenant en majorité à la race maraichine. À savoir aussi que les sociétaires avaient un carnet pour les mois pairs et un carnet pour les mois impairs. Cette année-là le lait était payé à un prix moyen de 0,124 francs le litre. Nous publierons plus tard les chiffres de l'un des sociétaires, M. Jacques Aimon, et de ses livraisons de lait à la coopérative en 1952.

Outre le directeur, la laiterie employait cinq personnes dont un chauffeur, un beurrier, un fromager, un contrôleur dont le travail consistait à prélever des échantillons de lait afin de vérifier certains critères de qualité préétablis, afin de déterminer le prix à payer au sociétaire. L’usine employait aussi  un comptable. À savoir aussi, qu'en outre de l'assurance contre les accidents agricoles, il existait à Magné une mutuelle contre la mortalité du bétail.

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En 1922, la laiterie de Magné est dirigée par Monsieur Jacques Aimon (Président) et Monsieur Émile Gagneur (Vice-Président).

Dans les années 1920-1930, la coopérative est récompensée à plusieurs reprises pour ses beurrres : 1928, au Concours Général Agricole de Paris, catégorie Beurres des Deux-Sèvres et de la Vendée, Diplôme de Médaille de Bronze, pour la Laiterie Coopérative de l’île de Magné. 1931, au Concours Général Agricole de Paris, catégorie Beurres des Deux-Sèvres et de la Vendée, Diplôme de Médaille d’Argent grand module, pour la Laiterie Coopérative de l’île de Magné. 1935, au Concours Général Agricole de Paris, Catégorie beurres des Deux-Sèvres, laiteries coopératives, Diplôme de troisième médaille d’argent. 1936, au Concours Général Agricole de Paris, Catégorie beurres des Deux-Sèvres, laiteries coopératives, Diplôme de médaille de bronze, laiterie coopérative de Magné. 1939, Médaille d'argent pour son beurre des Deux-Sèvres.

À ses débuts, la production s'élève à 100/150 kilos de beurre quotidiennement, puis à la fin des années 1940 début de la production de caséine, ainsi que des fromages de camembert dont la marque « Mon Délice », la marque « Maraichin » à 30 pct de matière grasse, « Le Petit Maraichin » sans matière grasse, produit comme on le sait durant la seconde Guerre Mondiale et enfin la marque "L'Etoile des Camemberts" à 45 pour cent de matière grasse.

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Le ramassage du lait était assuré par sept laitiers indépendants, et se faisait en charrette tirée par un cheval et remplie de bidons de lait. En 1899, la collecte de lait s’élevait à 1,271 million de litre de lait pour une production de 59941 kilos de beurre. En 1909, la collecte annuelle de lait s’élevait à 1,763 millions de litres pour 90056 kilos de beurre. Le lait écrémé était rendu entièrement aux sociétaires. La collecte du lait se faisait sur Magné, Saint-Florent, Saint-Liguaire et Coulon.

En 1954, suite à des difficultés liées probablement au non renouvellement du matériel, ainsi qu’à des difficultés financières, la coopérative va fusionner avec la laiterie voisine de Frontenay-Rohan-Rohan.

Tous nos remerciements à M. Zeziola Raymond pour ses éclairages et les nombreux documents fournis.

À Marcel Gousseau pour informations complémentaires et documents.

Serge Schéhadé [Camembert-Museum, première publication le 01er juin 2019]


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LAITERIE CASÉINERIE COOPÉRATIVE D'UZELET par Ardin [Deux-Sèvres 79]

ALPHONSE LAVOIS, Président Fondateur de la Société Coopérative d’Uzelet :

Né en 1857, Alphonse Lavois était un homme de caractère, une forte personnalité. Peu après son arrivée à Dilay, dans les Deux-Sèvres, il est nommé Président de la panification d’Ardin. Pour certains de ses adversaires il était anticlérical, pour d’autres il était perçu comme un réactionnaire. Il fut Conseiller Municipal pendant plus d’un quart de siècle, puis Maire de la commune pendant quinze ans, (de 1908 à 1910) puis de (1912 à 1925). De  nos jours, une rue porte son nom à Ardin. Reconnu pour ses qualités d’administrateur et de gestionnaire, le voilà approché en 1896, par plusieurs cultivateurs de la laiterie de Béceleuf, qui demandent son aide pour la création d’une nouvelle laiterie à Ardin.

Très vite, le choix se porte sur un moulin à eau convenant particulièrement à l’installation d’une laiterie, et appartenant à M. Pierre Bonnaud. Il était situé sur le bord de l’Autize au Zelet, proche à la fois du bourg et de la route départementale de Saint-Maixent à Fontenay. En 1897, un groupement de cultivateurs va rapidement trouver un accord avec M. Pierre Bonnaud  pour l’achat du moulin, affaire conclue d’autant plus facilement que le prix proposé au vendeur semble être très avantageux. Mais quel drôle de nom : le Zelet ! Alors de sa propre autorité M. Lavois va décider que dorénavant ce lieu-dit ne s’appellera plus : Zelet mais UZELET. À l’oreille, cela fait « Use-lait », un nom prédestiné pour une laiterie. Puis, en un temps record, on construit, on transforme, on aménage, on démolit même afin de récupérer des pierres de la dernière des quatre tours de l’ancien château féodal de la Fosse !

Bientôt, vont sortir d’un établissement tout neuf, les premiers exemplaires du beurre d’Uzelet. La beurrerie prospère rapidement, la voilà en plein essor.

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Date de dernière mise à jour : 25/06/2019

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