Camembert Museum

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DEMANDEZ AU MÉCANICIEN D'ACCÉLÉRER ! Une vache semble trop me fixer, peut-être qu'elle me reconnaît..... Moi, ma devise est  "pour vivre heureux vivons cachés"


MARDI 16 JANVIER 2018 : Deuxième mise à jour de notre liste du DOUBS, contribution de M & Mme Gérard. Collectionneurs de Paris et d'île-de-France, Camembert-Museum organise sa première bourse d'échanges d'étiquettes de fromage, le dimanche 28 janvier 2018, de 8h30 à 11h30 dans un café proche de la Porte d'Auteuil. Inscrivez-vous en appelant le 06.07.04.96.84 ou par la fiche contact du site. Nombre de places limité à 10 personnes seulement. Nous achetons aussi des collections entières.

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2018 À TOUS NOS FIDÈLES LECTEURS !


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CHESNAIS ROYER LA FERTÉ MACÉ, BAUVAIN & MESDEMOISELLES CHESNAIS LA FERTÉ MACÉ.

Dans la famille Chesnais, si le frère fabrique des fromages, les trois sœurs en vendent....

Au moment de son incorporation en décembre 1884 au 36ème RI de Caen (14), Théodore Chesnais (1863-1920) exerce comme son père Jean, originaire de Champsecret (61), la profession de tourneur en bois au faubourg Saint Maurice à La Ferté-Macé (61). Libéré de ses obligations militaires en septembre 1888, il va alors changer totalement de métier.  En effet, lors de son mariage à La Ferté-Macé en 1892 avec Anna Royer (1874-1922), il déclare être marchand de fromage au Faubourg Saint Maurice. Rapidement, à en croire les mentions portées sur les étiquettes, le couple obtient des récompenses pour ses fromages, dès 1895 à La Ferté-Macé, à Marseille (13) en 1896, puis Nice (06) et Lyon (69) en 1897.

En 1901 le couple est toujours installé faubourg Saint Maurice et mentionne cette fois qu'il est fabricant de fromage. Il emploie un domestique et un journalier. En 1903 dans une lettre qu'il adresse à Jean Lavalou, Le Rousse, ancien facteur assermenté aux halles centrales de Paris, déclare à propos d'expédition de camemberts qui lui sont faites : « je reçois régulièrement[....]de  Chesnais de Bauvain »*1. Ces envois sur Paris se font nécessairement à partir de la gare de La Ferté-Macé. Cette correspondance laisse à supposer que le couple a acheté une ferme à Bauvain au lieu-dit « Les Aulnays » après 1901. En 1906, bien qu'il continue à fabriquer du fromage, Théodore Chesnais indique être propriétaire exploitant et recourt à l'aide de 2 domestiques. De fait il mène de front une activité de fabricant de fromage et celle d'agriculteur*2. Une fromagerie avec hâloir de 50m2 en briques rouges est construite et un témoignage affirme qu'en 1908 Théodore fait chaque jour une tournée de ramassage de lait avec une carriole dans les fermes des environs*2. Des porcs sont élevés sur la ferme, probablement engraissés avec les sous-produits de la fabrication de fromage. Ils sont vendus aux charcutiers du voisinage dont celui du Grais.

Orne-03nv (Chesnais Royer) Orne-02nv (Chesnais Royer) Orne-01nv (Chesnais Royer)

La même année les trois sœurs de Théodore Chesnais, Marie 39 ans, Louise 32 ans, Julie 30 ans, les unes et les autres jusque-là sans profession, sont recensées à La Ferté-Macé en tant que marchandes de fromage. Il en est de même lors du recensement de 1911.  Elles vendent sous la marque « camembert des trois normandes » avec la mention Mlles Chesnais. En 1911 le couple Chesnais-Royer est toujours aux Aulnays, et confirme être propriétaire exploitant mais n'emploie plus de personnel. La fabrication a dû continuer pendant la guerre de 14-18, mais elle cesse en 1918 puisque les locaux n'ont plus, à ce moment-là, de statut commercial. Un témoignage recueilli en 1955 auprès de Fernand Besnard apporte un éclairage. Fait prisonnier le 22 août 1914 à Ethe en Belgique, ce dernier rentre de captivité fin 1918.  Il trouve à être employé en 1919 comme domestique chez Théodore Chesnais.  Il affirme qu'à cette date « la fromagerie ne fonctionnait plus. Il ne subsistait qu'une exploitation agricole avec une jument, 3-4 vaches et des élèves, plus du labour à La Pigeonnière »*2. Il quitte ses fonctions après le décès de Théodore Chesnais en 1920 à l'âge de 57 ans.  Quant à Anna, l'épouse de Théodore, elle disparaît à son tour en 1922 à 48 ans. La ferme est vendue dans les mois qui suivent. Le hâloir est détruit plus tard.

Quant aux demoiselles Chesnais faute d'information, on ne sait jusqu'à quand leur commerce a perduré. L'illustration figurant sur les deux étiquettes connues de cette fromagerie des Aulnays est assez fidèle à la réalité en ce qui concerne la maison d'habitation située en bordure de la départementale 19. La grande girouette est toujours là, même si elle a été déplacée et implantée au centre du bâtiment à l'occasion de la réfection de la toiture* 3. Le petit édicule qui figure en arrière-plan à droite de la ferme est un lavoir utilisé par les habitants du village des Aulnays. Le reste est plus fantaisiste. Le hâloir est bien situé sur le côté ouest de la cours arrière mais sans être aussi long. Il y a bien une ligne de chemin de fer, celle de Briouze à Bagnoles de l'Orne, qui longe la ferme un peu plus au nord mais pas en ligne de crête…quant au résineux et à la grille qui entourent les bâtiments il s'agit d'une pure fiction.
 

Sources. *(1). Archives Lavalou AD 61. 243 J  * (2). Ch. Oriot :rapport d'expertise 08/04/1972. 16 pages. Greffe du tribunal de Grande Instance Alençon (archives famille Martin) * (3). Martin Christelle ( communications personnelles).

Recherches et rédaction 2016-2017 Gérard CLOUET [Camembert-Museum, première publication le 08 janvier 2018).


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LA LAITERIE DE PARIS (Une fromagerie urbaine & bio, en plein coeur de Paris)

Lorsqu’il arrive à Paris, Pierre Coulon travaille au siège de la maison Androuët et découvre les fromages de France et d’Europe. Une grande entreprise, un bon salaire, une routine agréable, et pourtant, la vie de bureau, ce n’est pas son truc. Plus épris par les fromages que par ses trajets en métro, Pierre décide de quitter, une nouvelle fois, sa vie parisienne pour revenir aux sources. Il part alors à la conquête du fromage : au départ, un tour de France de 6 mois qui se transforme finalement en tour du monde de 2 ans. Son but est simple : passer quelques semaines chez chaque producteur pour apprendre à faire du fromage. Il veut découvrir leur savoir-faire, leurs secrets, leur passion.

Pierre ne s’arrête pas à nos 258 sortes de fromage français. Après son Tour de France, il veut en découvrir d’avantage, sillonner l’Europe et franchir la frontière: Suisse, Italie, Espagne, mais aussi Pays-Bas ou Angleterre. Il traverse l’Atlantique, découvre les fromages du Canada puis ceux des États-Unis, où il trouve la première fromagerie urbaine à San Francisco. Tout au long de son périple, Pierre voyage seul mais partage sur son blog les récits de ses rencontres atypiques. Par exemple, sa visite dans la laiterie de Bill, à Londres, qui fabrique son propre fromage sous le métro londonien. Son blog, c’est aussi des DIY (Do It Yourself) et le refuge de ses recettes et techniques de fabrication. Allez découvrir ses faisselles de chèvres bio ou ses yaourts maison.

De retour de son voyage initiatique, Pierre est bien décidé à débuter son projet : ouvrir sa propre fromagerie à Paris, dans le 18ème arrondissement. Pierre ne veut pas seulement que ce soit un endroit où ses fromages se vendent. Il veut faire venir du lait de vaches, chèvres et brebis bio des fermes d’Ile de France pour fabriquer son fromage sur place. Un brie, une tomme, un cheddar, des fromages doux mais aussi des plus puissants, des yaourts, des crèmes et du beurre rempliront la Laiterie de Paris. Le lieu se veut être un endroit militant, aussi.

Pierre proposera des ateliers pour apprendre à fabriquer son propre fromage, des vraies journées de formation dans la fromagerie.

Fin février 2017, il a alors mis en place une campagne de financement participatif, là encore avec la même idée de partage et d’entraide. “J’ai clairement fait le choix du crowdfunding pour montrer que la convivialité et l’énergie peuvent prendre le relais du système bancaire traditionnel”. Un projet de 140 000 euros, avec une première campagne de 40 000 euros qui permettra de financer le matériel de l’atelier : cuve, étuve, moules, tables, matériel d’analyse… Il prévoit ensuite de financer les salles d’affinage, puis le magasins et un véhicule permettant d’aller chercher le lait directement chez les producteurs.

En janvier 2018, la Laiterie de Paris est en activité (Adresse : 74, rue des Poissonniers, Paris 18ème)

 

Date de dernière mise à jour : 16/01/2018

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Camembert Museum de Serge Schéhadé est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé.
Basé(e) sur une oeuvre à www.camembert-museum.com.