Légendes et Récits Normands.

L’idée de cette page nous est venue suite à la lecture du livre d’Edouard Colin «Légendes de Basse-Normandie». De façon très originale, les légendes et récits sont répartis par localité, établissant ainsi une sorte de dictionnaire légendaire des communes normandes. L’intérêt pour nous collectionneurs est indéniable : Il nous permet de mieux comprendre le choix d’une image par rapport à une autre, puisque l’influence des histoires locales, qui ont bercé l’enfance de nos fromagers, est très souvent omniprésente sur nos tyrosèmes.

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Sans plus tarder, nous vous présentons une première localité, Caumont-sur-Orne : Ici exerçait la famille Boudet au Domaine de Bonne-Nouvelle, Delrio (gérant), et la Société Laitière et Industrielle de Normandie, reprendra l'affaire. (Historique partiel établi à ce jour)…. «La Chapelle de Notre-Dame-De-Bonne-Nouvelle, située sur la colline qui domine Caumont-sur-Orne est difficile d’accès (voir photo). Le chemin qui y mène se révèle rude. C’est pourtant ce chemin que doivent gravir les jeunes filles qui ne veulent pas coiffer Sainte-Catherine. Pour obtenir satisfaction et trouver rapidement un beau soupirant, elles doivent affronter une épreuve assez difficile : gravir la pente à reculons. Mais, dit-on, la méthode est efficace».

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LE GARS DE FALAISE : Dans le temps, les normands aimaient boire et raconter des histoires. Charles-Philippe de Chennevières-Pointel, dit Jean de Falaise, était de ceux-là. Le marquis, est né, en 1820 à Falaise. Il débute sa carrière dans les lettres, en écrivant pour la Revue du Calvados, la Mosaïque de l’Ouest, le Mémorial d’Aix, ou la Revue de la Province et de Paris. Il publiera ensuite plusieurs contes anonymes et des historiettes comme «Contes Normands» signé Jean de Falaise en 1869. De nombreuses cartes postales anciennes nous parviennent aujourd’hui, racontant l’histoire du Gars de Falaise et de sa lanterne. Nos fromagers se sont emparés aussi de cette historiette comme Crespin à Falaise. Enfin, qu’il est difficile de résister à la tentation de ne pas reproduire quelques lignes de dialogue en patois normand…. En résumé, à cause de l’insécurité de l’époque, oui, braves gens, ça commençait déjà, le maire interdit à ses administrés de sortir le soir sans une lanterne. Mais voilà qu’un petit malin, sort avec sa lanterne éteinte, sans une bougie à l’intérieur… Le soldat du guet l’intercepte, cela s’appellerait de nos jours un contrôle d’identité :

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Qui vive? C'est mai! Qui tai? Gars de Falaise! Et ta lanterne? La v'là.
Et ta candelle? On n'la point dit. Eh ben si on n'la point dit, on l'dira!

Le lendemain soir, même scène et mêmes acteurs:
Qui vive? C'est mai: Qui tai? Gars de Falaise! Et ta lanterne? La v'la!
Et ta candelle? La v'la! Mais elle n'est point allumée? On n'la point dit!
Eh ben si on n'la point dit on l'dira!

Le maire se sent obligé de rectifier en ces termes l’ordonnance : " Nous, maire de Falaise, ordonnons à toute personne de ne sortir de chez elle, la nuit venue, que munie d'une lanterne, d'une chandelle dedans et qui est allumée! Qu'on se le dise! ! !"


calvados-631.jpgMesnil-Bacley (Le Prieuré - XIIe siècle – Le Val Boutry) :

Le territoire du Mesnil-Bacley renferme le prieuré du Val Boutry, dépendance de l’abbaye du Saint Pierre S/Dives. Cet établissement religieux dont l’origine paraît remonter au XIIe siècle possédait, en outre des terres et des bois assez importants, une mouvance féodale sur une partie de la paroisse. Dédiée à Notre-Dame, la chapelle a été longtemps fréquentée par des pèlerins pour éviter les fièvres du lait des accouchées et aussi pour soigner « le carreau », maladie infantile des intestins.

Au dessus de la porte d’entrée, un vitrail relate la légende suivante : pendant la Révolution, la statue de Notre-Dame est précipitée dans la fontaine. Découverte par hasard par les moines de l’abbaye de St Pierre S/Dives, elle est rapidement l’objet d’une dévotion : pour éviter la fièvre du lait, les femmes récemment accouchées viennent prier Notre-Dame et boire deux ou trois verres d’eau à la source.

Dans la chapelle, l’autel possède un antependium peint, orné à la partie supérieure d’une dentelle en trompe-l’œil et, au centre d’un médaillon entouré de rinceaux figurant l’enfant Jésus, la signature DAUBIN F. 1730. Le Retable est composé d’éléments provenant d’un autel plus ancien. La niche abrite une Vierge à l’Enfant, en pierre, du début du XVIe siècle.

   


 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 19/06/2015

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