Laiterie Mareuil-sur-Lay (85)

Mareuil sur lay

La Laiterie Coopérative de Mareuil-sur-Lay a été fondée en 1895 par le Docteur Fortin, conseiller général, maire des Moutiers-sur-le-Lay. Elle est dirigée depuis 1922, par Monsieur Alexis Frémaudeau, élève auditeur libre de Surgères. C’est en décembre 1930,  que Monsieur René Grolleau, propriétaire aux Pineaux-Saint-Ouën, commune dont il est le maire depuis 1929, en devint le président.
Cette laiterie traite en moyenne journellement de 15 à 16000 litres de lait des riches pâturages de la région, qui est transformé en beurre de table extra-fin. Ce beurre est expédié en colis de 5 à 10 kilogrammes et au dessus dans toute la France, où cette laiterie possède de nombreux débouchés. Elle fournit également  pour la région du beurre en paquets de 250 à 500 grammes. Dotée d’un outillage moderne perfectionné, admirablement située sur les bords du Lay cette laiterie a obtenu de nombreux diplômes et médailles dont la désignation suit :
- Grand diplôme d’honneur à Bruxelles 1897, 1898.
- Diplôme de grand prix d’honneur à Marseille, 1898.
- Diplôme de grand prix à Dijon 1898.
- Diplôme d’honneur à Lyon, 1898.
- Diplômes hors concours et membre du jury à Alençon et Vimoutiers, 1898.
- Médailles aux expositions de Bordeaux 1897, Arcachon 1897, Lyon 1898, Rochefort     1898, Paris 1898, ainsi qu’un grand prix à Londres, au Concours international 1898.
La Laiterie Coopérative de Mareuil-sur-Lay fabrique également la caséine sèche. Elle est aussi membre de l’Association Centrale des Laiteries Coopératives des Charentes et du Poitou.

(Source : l'Illustration Economique et Financière)

Autres informations :
La laiterie de l’Oiselière, fondée très probablement avant la Grande Guerre, était une annexe de la coopérative de Mareuil-sur-Lay. Cette dernière aménagea, ou réaménagea en 1934, un quai de réception et un poste d’écrémage à l’Oiselière, situé à 12 kilomètres de l’usine de Mareuil.

Une mort programmée, racontée par la presse  locale

Mareuil-sur-Lay veut garder son Petit vendéen :
Sans lait, pas de Petit vendéen. La marque est indéfectiblement associée à la matière première. Pour attirer d'éventuels repreneurs, l'usine de Mareuil, mise en vente, doit conserver sa collecte. Depuis qu'ils ont appris, il y un mois et demi, la fermeture de leur établissement, les salariés de la laiterie Le petit vendéen sont partagés entre la colère, l'écoeurement et l'incompréhension. Mercredi, ils ont débrayé toute la journée afin de faire entendre leurs revendications.
L'unité vendéenne du groupe Terra Lacta, forte d'une centaine d'emplois, fait les frais d'une restructuration qui prévoit la suppression de 237 postes sur un effectif de 1 300, répartis dans une vingtaine de départements. Les deux sites les plus touchés sont ceux de Mareuil-sur-Lay (100 salariés) et Bougon (Deux-Sèvres, 56 salariés), qui sont purement et simplement rayés de la carte. Et dans chacune de ses unités de production, la même question revient en boucle :
« Pourquoi nous ? ». Une interrogation légitime d'un point de vue strictement comptable. A l'image des fromages de chèvre Bougon (250 000 fromages produits par semaine), « le Petit vendéen est très rentable », s'insurge le délégué syndical mareuillais, Joël Rabaud.
Présente en Vendée depuis 1936, la marque est clairement repérée sur son territoire.
« Nous commercialisons sous cette appellation 45 millions de litres de lait chaque année, soit plus de 60 % de notre production », confirme Joël Rabaud. Des chiffres susceptibles d'intéresser d'éventuels repreneurs ? « Probablement, suppose le syndicaliste. Le problème, c'est que l'usine est à vendre 1 million d'euros, mais sans le lait. Terra Lacta veut garder la collecte, probablement pour la vendre à Bongrain, son nouveau partenaire ».

Garder le lait : Pour les salariés de Mareuil, l'usine sans son lait, s'apparente un peu à une coquille vide. « On peut toujours faire du jus de fruit, du potage ou tout autre produit qui se conditionne en brique, reconnaît Joël Rabaud. Mais en gardant le lait et donc la marque Le petit vendéen, on met toutes les chances de reprise de notre côté ».
Autre source d'interrogation : l'arrivée sur le site vendéen de matériel neuf. « On vient de recevoir de nouvelles machines, capsuleuses, étiquetteuses, qui sont en cours de montage. A quoi bon, si c'est pour fermer la boutique dans quelques mois ? » Bien décidés à garder leur outil de travail et la matière première qui avec, les salariés du Petit vendéen ne désespèrent pas de faire fléchir la direction de Terra Lacta. Pour accentuer la pression, ils invitent la population de Mareuil et des alentours à une marche de soutien le samedi 1er juin. Rassemblement, à 10 h, devant la laiterie.

(Journal Ouest-France, 17 mai 2013)

C'était le plus gros employeur du canton. La laiterie Le Petit Vendéen n'existe plus. Une soixantaine de personnes sont au chômage.
Pour marquer le coup, ils ont distribué les dernières briques de lait aux automobilistes. Par paquets de 6. Un dernier moment de partage autour d'un grand feu de palettes, une photo souvenir... et puis ils sont partis chacun de leur côté. Le coeur gros, forcément.
Vendredi soir, après 78 ans d'activité, la laiterie du Petit Vendéen a définitivement fermé ses portes. "Un gâchis écoeurant", estiment les représentants du personnel qui ne pardonneront jamais à la direction du groupe Terra Lacta, "d'avoir fermé une usine qui était parfaitement rentable". Les syndicats sont persuadés d'avoir fait les frais d'un réglement de compte entre les décideurs de l'entreprise d'agroalimentaire.

(Journal Ouest-France, 28 février 2014)

Mareuil sur lay Mareuil sur lay

Avec la fermeture de !a laiterie la marque Petit Vendéen disparaîtra du rayon produits laitiers des commerces. Le groupe Terra Lacta restructure sa production, avec pour principale conséquence la disparition de 237 postes de travail sur 1300. Si l'idée d'une restructuration de l'entreprise était pressentie par les salariés, la fermeture de la laiterie de Mareuil-sur-Lay apparaissait impossible. Sous le choc, les 65 salariés ont manifesté leur émotion aux portes de l'entreprise.
Le plan de restructuration annoncé par la coopérative laitière de Surgères en Charente-Maritime est bien plus important que prévu. C'est la conséquence du rapprochement en cours du groupe coopératif laitier avec Bongrain SA, le deuxième groupe fromager français connu pour ses marques Elle & Vire, Caprice des Dieux et Tartare.

(Source : Internet)

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 08/03/2014

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