Imprimerie Dervaux-Leclercq

Dervaux successeursLa Chromolithographie Typographie Dervaux-Leclercq   [HALLUIN]

A l’origine, Monsieur Gombert possède à Menin différentes entreprises et notamment une fabrique de papier et une imprimerie. En 1891, la société A. Gombert  & Sœur achète un terrain situé rue de la Lys à Halluin, sur lequel on construit les bâtiments industriels actuels et 3 maisons à usage d’habitation ouvrière; Dans cette usine on travaille la lithographie, la typographie, et la chromolithographie.
Pendant la première guerre mondiale, les locaux sont occupés par l’armée allemande. Après la guerre, l’activité de l’imprimerie reprend rapidement avec les commandes de ceux qui font appel à la typographie : Travaux de ville et commerciaux, affiches et affichettes et tout autre imprimé de textes composés à la main. Mais l’activité de l’entreprise s’oriente vers la lithographie qui permet la réalisation de tous imprimés en couleur :  De l’étiquette publicitaire aux affiches dans les plus grands formats. Le procédé consiste à décomposer et à dessiner le sujet, couleur par couleur, sur une pierre calcaire provenant de la région de Munich. Les presses de lithographie mesurent jusqu’à 100x140cm. A côté se situe l’atelier de façonnage avec des presses à découper, une vernisseuse à cylindre avec un tunnel de séchage; La plupart des machines sont actionnées par un arbre de transmission qui parcourt toute l’usine. Un atelier de création et de dessin exécute les maquettes et les études de façon autonome. La proximité de la frontière et l’origine belge de l’entreprise favorisent l’emploi de personnel frontalier. 65 à 70 personnes travaillent dans l’entreprise entre les deux guerres. La main d’oeuvre féminine est  utilisée dans les travaux de finition, comme les manipulations de papier et l’emballage.

La clientèle est très diversifiée. Mais, c’est surtout la fabrication d’étiquettes pour les fromageries qui est dès l’origine la base de la production et la spécialisation de l’entreprise. Le matériel est adapté à la création d’étiquettes de toutes formes : Camembert, crème de Gruyère, Carrés etc. De grandes marques comme Gervais, Nestlé, la Vache qui Rit, Grosjean, etc. font fabriquer leurs étiquettes à Halluin. De même, la région étant grande productrice de chicorée, nombreuses sont les fabriques qui utilisent les paquetages de papier couleur dit « Papier Lissé ». Sur ces emballages, sont collées les étiquettes dont les marques et les sujets rappellent l’imagerie populaire. On note aussi dans la clientèle, des conserveries, des biscuiteries, des huileries, des brasseries, etc.
En raison de sa spécialisation, l’imprimerie connaît une période de grande activité, et développe sa clientèle grâce à une bonne organisation commerciale.


Puis survient la deuxième guerre mondiale. L’imprimerie tourne au ralenti d’autant que les produits alimentaires sont rationnés et que les matières premières, notamment le papier, sont également rationnées. Après la guerre, la reprise est très progressive; Quelques années sont nécessaires pour retrouver l’activité antérieure. Mais la concurrence se fait plus vive, car les entreprises se sont équipées et les techniques ont évolué. Des investissements sont nécessaires. Les techniques photographiques et photomécaniques. L’offset est adopté. La quadrichromie remplace la lithographie qui ne répond plus aux exigences de qualité et de productions de grandes séries. Les machines à imprimer litho sont remplacées par des presses offset. L’ensemble des outils de production sont remplacés.
Dans les années 1960, l’entreprise est bien organisée. Mais des événements surviennent qui vont modifier l’avenir de l’entreprise: M. Eugène Dervaux décède en 1956. M. Henri Leclercq dirige transitoirement l’entreprise jusqu’à sa reprise en 1961 par M. André Leclercq. Celui-ci affirme la compétitivité et le bon développement de l’entreprise qui sera bientôt centenaire. Pour assurer l’avenir et l’expansion de l’imprimerie, il recherche un regroupement avec une entreprise importante de la région, dont les activités sont complémentaires. Ses efforts aboutissent en 1970, avec la dissolution de la société André Leclercq et Cie et la continuité de l’entreprise sous le nom des établissements DOURIEZ-BATAILLE. (Contribution de Monsieur MUL02)

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