Monuments de France

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75-LA TOUR EIFFEL [PARIS] : Cette tour est le monument parisien le plus universellement connu. Quand elle fut construite, c’était avec ses 300 mètres, le plus haut édifice du monde. Depuis, plusieurs gratte-ciel et tours de télécommunication l’ont dépassée… Nombre d’écrivains et d’artistes rédigèrent la protestation dite des « 300 ». Parmi eux, Charles Garnier, l’architecte de l’Opéra, François Coppée, Gounod, Leconte de Lisle, Maupassant, Dumas fils etc.… Malgré toutes ces protestations, la Tour aura un succès colossal. Eiffel, dans son enthousiasme, avait déclaré : « La France sera la seule nation dont le drapeau aura une hampe de 300m ». Avec le temps, les passions vont s’apaiser… Des peintres comme Utrillo, Seurat, Pissarro, vont la prendre comme sujet, des poètes et des écrivains vont la célébrer (Apollinaire, Jean Cocteau)… De nos jours, personne ne songe à discuter de l’esthétique ou de l’utilité de cette Tour qui a définitivement conquis sa place dans le ciel de Paris et dans le cœur des parisiens…   http://www.tour-eiffel.fr/     


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75-LE SENAT [PARIS] Plus connu par les Parisiens sous le nom de Palais du Luxembourg, doit son nom à l'hôtel bâti au milieu du XVIème siècle, appartenance de François de Piney, duc de Luxembourg. En 1612, Marie de Medicis va acheter l'hôtel et le domaine de Luxembourg, puis va commander trois ans plus tard à l'architecte Salomon de Brosse, la construction d'un palais. Lorsque deux siècles plus tard, la décision fut prise d'y installer le sénat, c'est l'architecte Jean-François Chalgrin qui réaménagea l'intérieur afin d'y réaliser la grande salle sénatoriale...  http://www.senat.fr/  


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JOSEPHINE BAKER : Paris, ce n’est pas seulement des monuments célèbres visités par les touristes du monde entier. Paris c’est aussi des hommes et des femmes, venus de tous horizons : Artistes, peintres, écrivains, poètes, architectes, hommes politiques qui ont écrit l’histoire de la ville. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas énumérer mécaniquement sur cette page tous les vestiges de Paris, mais vous faire revivre en quelques lignes l’histoire d’un monument, d’un quartier ou d’un personnage afin de vous donner envie de mieux le connaître un jour. La revue dans laquelle Joséphine Baker fit ses débuts, en 1926, s'intitulait "la Folie du Jour". Joséphine entrait en scène dans une lumière crépusculaire, marchant à reculons et à quatre pattes, bras et jambes tendus, le long de l'épaisse branche d'un arbre peint, dont elle descendait ensuite comme un singe. Un explorateur blanc dormait au-dessous, au bord d'une rivière. Des noirs presque nus jouaient du tam-tam et chantaient à voix douce. Elle-même ne portait rien qu'une ceinture de bananes en peluche. Ce costume, auquel elle resterait pratiquement identifiée jusqu'à la fin de sa vie, ne manquait pas de piquant, surtout lorsqu'elle se mettait à danser et que les bananes s'agitaient, évoquant des phallus pleins de naturel et de gaieté. Elle exécutait ainsi en solo, sa danse sauvage de la Revue Nègre, dans un décor réaliste représentant la jungle africaine. Joséphine, comme la chanson, avait deux amours : Son pays et Paris.


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75-L'ARC DE TRIOMPHE [PARIS] Pour les parisiens, ce monument voulu par Napoléon 1er, est un haut lieu patriotique, lié à l'histoire de la capitale et ce depuis sa construction. « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe » déclarait Napoléon 1er à ses soldats, en 1806, au lendemain de la victorieuse bataille d'Austerlitz. La place de l'Etoile est préférée à celle de la Bastille. Pour flatter le goût de l'empereur pour l'Antiquité romaine, les architectes Chalgrin et Raymond, vont s'inspirer de l'arc de Titus à Rome. En 1836, pour son inauguration, l'Arc de Triomphe a pour vocation de glorifier les armées de la République et de l'Empire. Témoin de grandes manifestations nationales, l'Arc verra le retour des cendres de Napoléon 1er en 1840, et le 11 novembre1920, marquera l'arrivée du soldat inconnu sous l'arche. Certains d'entre nous se souviennent encore du défilé de la libération de Paris en 1944.
Pour plus d'informations, visitez le site du Centre des Monuments Nationaux à l'adresse suivante : http://www.monuments-nationaux.fr/


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L'HÔTEL NATIONAL DES INVALIDES : En 1670, Louis XIV décide de faire construire un bâtiment susceptible d'abriter ses soldats invalides ou trop âgés pour servir. Il confie son projet au Secrétaire d'Etat à la Guerre, Louvois, qui choisit l'architecte Libéral Bruant pour la construction de l'hôtel, dont le plan n'est pas sans rappeler l'Escorial de Philippe II (Espagne). Ce projet s'inscrit dans le courant charitable et social du XVIIe siècle et l'Hôtel des Invalides devient un exemple pour bien d'autres pays européens. La construction de l'enceinte militaire est achevée en trois ans seulement et les premiers invalides s'y installent dès octobre 1674. La vie des 4 000 pensionnaires (fin XVIIe siècle) est soumise aux exigences d'une caserne et d'un monastère. Divisés en compagnies, les soldats travaillent dans des ateliers de confection d'uniformes, de cordonnerie, de tapisserie et d'enluminure, afin de combattre l'oisiveté.
Les grands blessés, au nombre d'une centaine, sont pris en charge dans l'Hôpital, installé au Sud-Est. Celui-ci est toujours actif aujourd'hui alors que la pension des vieux soldats autour de la cour est maintenant dévolue aux espaces du musée. En 1676, le projet de l'église, au sud, est confié à Jules Hardouin-Mansart qui réalise la grande église royale, dite Eglise du Dôme (reprenant les plans de son grand oncle François Mansart) et achève l'église pour le culte quotidien des pensionnaires, l'Eglise des Soldats. L'Eglise du Dôme est un chef d'œuvre de l'architecture classique française ; son décor est confié aux plus grands artistes de Louis XIV (Charles de la Fosse, Jouvenet et Girardon) qui travaillent aussi à Versailles. Point de référence dans le paysage parisien culminant à 101 mètres, elle est inaugurée par le roi le 28 août 1706. Sous Napoléon Ier, le Dôme devient le panthéon des gloires militaires de la France en accueillant, notamment, le tombeau de Turenne et l'urne contenant le cœur de Vauban. En 1989, à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française, le dôme a été redoré pour la cinquième fois depuis sa création ; 550 000 feuilles d'or, c'est à dire plus de dix kilos, ont été nécessaires pour l'opération. Extrait de : http://www.invalides.org/pages/historique.html


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75-LA PLACE DE LA NATION [PARIS] : Cette place parisienne est chargée d’histoire. Autrefois, elle s’appelait la place du Trône. Le 26 août 1660, Louis XIV et l’infante Marie-Thérèse, y firent leur entrée dans Paris, et un trône fut élevé à cette occasion, où le roi reçut les hommages de la Ville. En 1793, la Convention y installa l’une des trois guillotines de Paris et en fit la place du Trône-Renversé. La place prit son nom actuel en 1880, lors de la célébration du 1er 14 juillet, devenu fête nationale. Au centre de la place (voir étiquette), on voit au dessus d’un bassin, le beau groupe de bronze sculpté par Dalou et érigé ici en 1899 et appelé « le Triomphe de la République », qui était destiné à l’origine, à la place de la République.


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75-LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME [PARIS] L’histoire et la littérature sont les meilleurs alliés du tourisme français, bien plus efficaces que de nombreuses et coûteuses campagnes publicitaires. Un monument parisien est le décor d’un drame, d’une histoire bouleversante, racontée par Victor Hugo : Dans le Paris du 15ème siècle, Esméralda, une jeune et séduisante gitane, danse sur la Place de Grève (Place de l’hôtel de Ville) ainsi que sur la place du Parvis Notre-Dame. Claude Frollo, l’archidiacre de la cathédrale, bouleversé par la beauté de la jeune femme, va tenter de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le dénommé Quasimodo, qui incarne toute la laideur du monde, puisqu’il est bossu, sourd, borgne et difforme. Esmeralda est heureusement sauvée par une escouade d'archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers. Quelques jours plus tard, la belle gitane retrouve Phoebus, et lui témoigne l'amour qu'il lui inspire. Phoebus, homme volage, est fiancé à la jeune Fleur-de-Lys, mais il est également séduit par la gitane. Il lui donne rendez-vous dans une maison borgne, mais au moment où il va parvenir à ses fins, Frollo surgit et le poignarde.Accusée de meurtre, Esmeralda ne veut pourtant pas, pour échapper à la mort, se donner à Frollo. Quand on l'amène devant la cathédrale pour subir sa peine, Quasimodo, lui aussi secrètement amoureux de la gitane, va s'emparer d'elle et la traîner à l’intérieur de l'église, où elle bénéficie du droit d'asile. Le bossu veille jalousement sur elle, espérant ainsi la séduire, mais sans succès. Des truands avec lesquels vivait Esméralda tentent de la délivrer. Frollo, toujours follement amoureux, va profiter alors du désordre qui règne sur le parvis de Notre-Dame pour emmener Esmeralda avec lui hors de la cathédrale. Il tente de la convaincre qu’il peut l'aider à s'échapper et ainsi la sauver d’une mort certaine, si elle accepte de l'aimer. Mais Esméralda refuse. Furieux, Frollo la livre à la Justice. Du haut de Notre-Dame, Quasimodo assiste à l'exécution, par pendaison, d'Esméralda. Fou de colère, il précipite le prêtre du haut de la tour, et décide de se donner la mort, le cadavre d'Esméralda dans ses bras…


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LE METRO PARISIEN : C’est au milieu du 19ème siècle que l’idée de la création du métro parisien voit le jour. Des projets farfelus comme un projet de métro à air comprimé ou aquatique sont discutés. Le projet de métro aérien est contesté par peur de dégradation de vestiges et de perspectives de la ville, le métro souterrain suscite quant à lui des craintes liées à la santé des voyageurs ainsi qu’à leur sécurité. N’oublions pas que nous sommes au milieu du 19ème siècle. Finalement, un projet de réseau souterrain à traction électrique est adopté. Pour revenir à notre étiquette, représentant une vue de la station Bastille, il faut savoir que c’est Hector Guimard qui réalisera les bouches de nombreuses stations de métro parisienne. Représentant de l’Art Nouveau il traite chaque entrée en fonction de son environnement propre. Sa plus belle réalisation est sans aucun doute la station de métro Bastille, dont il ne reste plus grand-chose de nos jours. (Voir image).


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RUE MOUFFETARD [PARIS] Voici une rue fascinante, où les pierres parlent encore aux passants. Une rue préservée des travaux de modernisation qui allaient ébranler Paris au XIXème siècle. Une rue populaire et vivante, une rue où Victor Hugo ira vivre l’ambiance du vieux Paris avant d’écrire « Les Misérables ». La rue tire probablement son nom des mofettes, ces mauvaises odeurs provoquées par les écorcheurs, qui vidaient dans la Bièvre les tripes des animaux abattus pour en tanner le cuir. Aujourd’hui encore, la rue Mouffetard reste un lieu pittoresque et toujours animé.


 

  

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 03/02/2015

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