François 1er (1494-1547)

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François 1er, un roi si français qui aimait les arts, les armes et les femmes.

FRANÇOIS 1er (1494-1547)

Né à Cognac le 12 septembre 1494, François Ier est le fils de Charles de Valois-Orléans et de Louise de Savoie. Orphelin de père à deux ans, il grandit sous l’influence de sa mère et de sa sœur, Marguerite d’Angoulême, qui toutes deux lui lèguent le goût du raffinement. Son cousin germain,Louis XII, roi de France à partir de 1498, le prend également sous son aile, comblant souvent la présence paternelle. Très vite, son ardeur dans l’apprentissage, sa bravoure dans les tournois et son caractère enjoué conquièrent tous les cœurs. À cet instant, rien ne destine le jeune homme à la royauté. Mais en 1514, il épouse Claude de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, devenant ainsi duc de Valois. À la mort du roi, cette union fait de François Ier le seul héritier au trône de France. Le 25 janvier 1515, il est sacré à Reims et entreprend de poursuivre la politique de ses prédécesseurs.

La salamandre, l'emblème d'une famille : L’emblème de François Ier est la salamandre dans le brasier avec la devise « Nutrisco et extinguo » qui signifie «je  nourris et j’éteins». Cet animal mythique est selon la croyance insensible au feu. C’est au début des années 1460 que son grand-père Jean d’Orléans, comte d’Angoulême, choisit la salamandre comme emblème. Louise de Savoie, sa belle-fille et mère du futur roi, reprend cet emblème à son tour. Au château de Fontainebleau, les salamandres représentées ne crachent pas une flamme, comme dans les autres châteaux royaux,  mais un épi de blé (symbole de prospérité ?). On retrouve très logiquement la salamandre sur le blason de la ville du Havre, que François 1er a fondée en 1517. Nous retrouvons des traces de l’animal partout sur les murs du château de Blois entouré d'angelots et au château de Chambord (plus de 300 représentations) : François Ier était très attaché à son animal-emblème ! Enfin on retrouve la salamandre royale sur diverses enluminures de manuscrits relatant les grands moments du règne de François Ier, comme lors d’un paragraphe sur une rencontre et un traité de paix entre François Ier et Henry VIII, le roi d’Angleterre.

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Les derniers jours du Roi : À la fin du mois de février 1547, François Ier a considérablement grossi et vieilli. Âgé de 52 ans, le roi de France est malade depuis des années… Mais, en cette fin d’hiver,  bien qu'affaibli par une forte  fièvre et contre l’avis de ses médecins, il décide de partir pour La Muette en compagnie de sa maîtresse Anne de Pisseleu, de son fils Henri et de sa belle-fille Catherine de Médicis.
Après huit jours passés dans ce petit château en lisière de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, François Ier se sent mieux et souhaite rejoindre Villepreux, à environ 10 km à l'ouest de Versailles, pour accompagner une chasse. Malgré la fièvre persistante, il rejoint Limours, lieu de résidence de sa favorite, la duchesse d’Étampes, où il séjourne, trois jours. Début mars, il gagne Rochefort avec la ferme intention d’y suivre une chasse. Malheureusement, la fièvre ne cesse pas et les douleurs sont omniprésentes. Pour la première fois, il écoute ses médecins et accepte de rentrer à Paris.
Trop faible pour entreprendre le voyage d’une seule traite, il est obligé de faire une halte au château de Rambouillet. À peine arrivé dans cette demeure peu confortable et trop exiguë pour accueillir une suite royale, François Ier est obligé de garder le lit. Le dimanche 20 mars, il est au plus mal et neuf jours plus tard, sa santé se dégrade encore. Le mardi 29 mars, François Ier reconnaît son fils Henri comme légitime héritier. Peu avant minuit, il est pris de terribles tremblements…  et souffre atrocement. Le 31 mars 1547, à 13 heures, François Ier s’éteint à Rambouillet.
Selon la version officielle, François 1er est mort d’une longue maladie. En réalité, le roi de France a contracté la syphilis mais personne en France ne le saura pendant plus de trois décennies... Pire encore, on découvre trois siècles plus tard le compte rendu de l’autopsie pratiquée sur le corps royal. Les médecins ont constaté la présence d’une tumeur dans l’estomac. Les reins sont gâtés et les intestins qualifiés de « pourris ». La gorge est altérée par des ulcérations et les poumons sont également atteints. Pourtant, comme le rappelle Didier Le Fur : « Cette information n’entacha jamais le souvenir que les historiens, pour des motifs divers, bâtirent de ce prince. Il resta dans la mémoire collective un souverain magnifique, roi chevalier, prince galant, amoureux des lettres

Sources : Le Figaro, long format, 2015.
 

 

Date de dernière mise à jour : 14/05/2021