Thème Religieux

    

Depuis que la publicité existe, les publicitaires ont toujours fait un clin d'oeil au religieux, à commencer par les vins, les champagnes (Dom Pérignon), les élixirs miraculeux de toutes sortes, les pâtes alimentaires : tout le monde se souvient de Fernandel "Don Camillo", culpabilisant d'avoir mangé ces bonnes pâtes et demandant pardon au seigneur...et que dire de l'industrie fromagère qui abuse un peu, beaucoup même du thème religieux, avec des marques comme "Les Deux Capucins" "Le fromage du Père André" "Le Camembert des Prélats" "Le Saint-Jean pasteurisé" et j'en passe... L'association d'idée est ainsi facilitée par le fait que certains moines produisaient leurs propres fromages. Le livre de la Genèse est particulièrement exploité, Adam et Eve symbolisant toutes les tentations de ce monde (Voir Coopérative laitière des Vallées de la Barse et de La Seine, département de l'Aube). Toute l'architecture religieuse est mise en scène : Les vitraux et l'idée de la richesse, du savoir-faire et de la variété, le clocher, symbole rassembleur du village chrétien où vivaient la grande majorité de nos fromagers, et puis il y'a le cloître, l'abbaye, la cathédrale ou l'église, qui ont leur histoire, qui sont ancrés dans nos paysages d'où apparaît la notion de tradition...

De nos jours, les publicitaires évitent de trop mettre en scène des personnages religieux, afin de ne pas heurter la sensibilité des croyants, qui sont des familles et de grands consommateurs. Sans oublier aussi, que certaines églises, dans certains pays, se servent de la publicité de façon tout à fait légale pour promouvoir leurs idées, susciter des dons et se faire connaître. (A lire : l'Allusion religieuse comme axe persuasif en publicité, par Claude Cossette, professeur titulaire en publicité et image Université Laval, Québec).

L'Abbaye d'Aunay-sur-Audon, Siège social de la Société Laitière des Fermiers Normands.

LA CRÉATION DE LA SOCIÉTÉ LAITIÈRE DES FERMIERS NORMANDS REMONTE À 1890. SON SIÈGE SOCIAL SE TROUVE ALORS À FERRIÈRES-EN-BRAY EN SEINE-INFÉRIEURE. DEUX ANS PLUS TARD, EN 1892, ACQUISITION D'UN MOULIN À HUILE, À BERNIÈRES D'AILLY, PRÈS DE JORT DANS LE CALVADOS, QUI, TRANSFORMÉ EN FROMAGERIE, DEVIENDRA LE NOUVEAU SIÈGE SOCIAL DE LA SLFN, JUSQU'À LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE. CETTE USINE SERA VENDUE EN 1956, À BERNARD ET PHILIPPE LEBOUCHER .

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ACQUISITION DANS LES ANNÉES 1920, DE L'ABBAYE D'AUNAY-SUR-ODON. ET, LE 06 MAI 1927, À 10H30, LA SLFN DÉPOSE AU GREFFE DU TRIBUNAL DE COMMERCE DE CAEN, LA MARQUE «LE MOINE», QUI SERA COMMERCIALISÉE AVEC BEAUCOUP DE SUCCÈS, PENDANT 53 ANS, JUSQU‘EN 1980. POUR CEUX QUI SE DEMANDENT PEUT-ÊTRE POURQUOI LA MARQUE «LE MOINE» FUT CHOISIE, ON RÉPONDRA PAR UNE PETITE PARENTHÈSE HISTORIQUE, QUE DEPUIS LA FONDATION, EN 1131, D’ UNE ÉGLISE ABBATIALE, À AUNAY- SUR- ODON, AUNAY EST TOUJOURS RESTÉE UN BOURG TYPIQUEMENT MONASTIQUE, ET CE JUSQU‘À LA RÉVOLUTION.

NOUS RAJOUTERONS BIENTÔT D'AUTRES VARIANTES DU MOINE, DONT LE NOMBRE DÉPASSE TRÈS PROBABLEMENT LE NOMBRE DE MOINES QUI VÉCURENT À L'ABBAYE. NOUS AVONS AUSSI SUFFISAMMENT DE DOCUMENTS EN NOTRE POSSESSION, POUR RECONSTITUER UN JOUR L'HISTOIRE COMPLÈTE DE CETTE SOCIÉTÉ.

 

Date de dernière mise à jour : 10/10/2016

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