Edifices Religieux : Abbayes, Eglises, Chapelles, Cathédrales, Baptistères, Basiliques, Couvents.

Amiens cathédrale

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La Cathédrale d'Amiens (80) est inscrite depuis 1981, au patrmoine mondial de l'Unesco. Quelques chiffres : 145m de long, une hauteur de flèche de 112m et sous voûte de 42m, un volume intérieur de 200000m3, c'est l'un des plus hauts et plus vastes édifices médiévaux jamais élevés en France. Afin d'établir l'édifice solidement, les fondations furent creusées sous 8m de profondeur. Malgré ses dimensions imposantes, les batisseurs ont gardé toute sa légéreté à l'édifice.

Saint-Pierre-sur-Dives-2nv

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L'Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives (14) C'est suite à la mort de son mari Guillaume Comte d'Eu en 1011, que la comtesse Lesceline, va décider de transformer son château en monastère. Des religieuses de l'ordre de Saint-Benoît, vont s'y installer et y vivre, avant de déménager 30 ans plus tard, dans un nouveau monastère à Saint-Désir de Lisieux. Des Bénédictins vont les remplacer à partir de 1046. A leur tête, l'abbé Ainard, un religieux remarquable par sa piété et sa science. Grâce à lui, le monastère sera agrandi, et la première église abbatiale construite. La consécration a lieu en 1067, avec la présence du nouveau roi d'Angleterre Guillaume, Duc de Normandie. Au XIIIème siècle, l'abbaye se développe, et les religieux font construire une halle pour les foires et marchés à Saint-Pierre-Sur-Dives (On peut y trouver le dimanche, si ma mémoire est bonne, au milieu des fruits et légumes, des marchands de vieux papiers, bien fournis en étiquettes de fromages). Au XVIème siècle, l'église en mauvais état est complétement reconstruite. L'abbaye possède des terres, des moulins, et reçoit des donations. Enfin, en 1987, fut inauguré dans les bâtiments conventuels, un musée des techniques fromagères, comprenant une bibliothèque et un centre de documentation.

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La Cathédrale de Bayeux : Au coeur de la ville médiévale, élément indissociable d'un ensemble épiscopal remarquablement préservé, la cathédrale de Bayeux est un joyau de l'architecture normande. Consacrée en 1077 en présence de Guillaume le Conquérant, septième duc de Normandie et roi d'Angleterre, c'est pour elle qu'est confectionnée la célèbre Tapisserie de Bayeux qui raconte l'histoire de la conquête de l'Angleterre en 1066 et à laquelle participe Odon, l'évêque de Bayeux. Progressivement remaniée et agrandie tout au long du Moyen Âge, elle se présente de nos jours comme un édifice gothique des XIIIe-XVe siècles qui enveloppe tel un reliquaire, la structure romane primitive (tours de la façade occidentale, nef et crypte).


 

 

 

 

 

Cathedrale Coutances

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La Cathédrale de Coutances est l'un des monuments religieux les plus prestigieux de Normandie. Elle fut édifiée au début du XIIIème siècle, à une altitude de 90mètres, d'où elle domine la ville de Coutances, à l'époque où l'on reconstruisait le chœur de l'abbatiale de Saint-Étienne de Caen et la Merveille du Mont Saint-Michel, dans une Normandie que venaient de reconquérir les Français. Ce chef d'œuvre de l'art gothique respecte pourtant certaines traditions architecturales qui ont façonné les édifices majestueux de l'art roman normand. Haut lieu de la foi chrétienne, la cathédrale est encore aujourd'hui le témoin de toutes les formes de dévotions qui y sont apparues au cours des siècles. Les coutançais, qui avaient leurs propres églises dans la commune venaient souvent dans la cathédrale pour y faire des tractations commerciales avec les pèlerins, mais aussi pour venir puiser de l'eau dans un puits, dont subsiste encore le conduit dans le bras nord. Pour les habitants, la cathédrale était aussi un lieu de passage d'un quartier à un autre.

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Cathédrale de Troyes (10)

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La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes compte parmi les plus belles réalisations de l’art gothique. Bien que la construction de cet édifice se soit étendue sur une longue période – du XIIIe siècle pour le chœur au XVIIe siècle pour la façade – il n’en présente pas moins une grande unité architecturale intérieure, ce qui constitue un véritable tour de force de la part des architectes successifs. Comme de nombreuses autres églises de l’Aube, la cathédrale de Troyes recèle de précieux vitraux réalisés, à l’instar de l’architecture, à diverses époques. Les verrières, qui couvrent une superficie de 1 500 mètres carrés, ont été restaurées à plusieurs reprises et sont parvenues jusqu’à nous malgré leur fragilité. Ce n’est malheureusement pas le cas des sculptures des portails, détruites à la Révolution. En revanche, les chapiteaux de la nef et du chœur offrent un intéressant panorama de la sculpture médiévale. La richesse de la cathédrale réside aussi dans ses peintures et ses sculptures du XVIe siècle ainsi que dans l’exceptionnelle collection d’objets médiévaux conservée au trésor.

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NOTRE-DAME DE TORCÉ [TORCÉ-EN-VALLÉE 72] Une tradition respectable rapporte que, non loin de l’autel druidique dont la pierre se voit à l’entrée du village de Torcé, était un chêne immense consacré aux fausses divinités, en grande vénération parmi les Gaulois. Des solitaires envoyés par Saint Innocent, évêque du Mans, auraient abattu cet objet d’idolâtrie pour en construire la première chapelle consacrée au vrai Dieu et probablement au culte spécial de Marie. Dès 1063, un prieuré dépendant de l’abbaye de Marmoutiers fut établi près de l’église de N-D de Torcé. Le vénérable Hildebert de Lavardin, évêque du Mans (1097-1125) ratifia cette donation. Ce fut surtout à partir du XIIIème siècle que les pèlerins affluèrent aux différentes fêtes de la Sainte Vierge en l’église de Torcé. Une confrérie s’y fonda au XIVème siècle et ses fêtes devinrent célèbres sous le titre « Pardon de Notre-Dame ». Le couronnement de la statue de N-D de Torcé eut lieu en 1855. Le pèlerinage existe toujours le 2 juillet chaque année. C’est une grande fête qui porte le nom de la « Juillette ».

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Marie-Françoise Thérèse Martin est née le 2 janvier 1873 à Alençon, dans l'Orne. Son père, devenu veuf, va s’installer à Lisieux en 1877 dans la maison des Buissonnets où Thérèse a passé son enfance. Elle a pris le voile au Carmel de Lisieux en 1889 et atteignit, malgré son extrême jeunesse, les hauts sommets de la vie mystique. Par obéissance, sur l’ordre de sa supérieure, elle écrit ses souvenirs dans lesquels elle insèrera sa doctrine. Elle a donc raconté les étapes de cette ascension dans son « Histoire d’une âme », révélant, en même temps que l’ardeur de sa foi, une étonnante connaissance des écritures et de la théologie. Ce livre, paru un an après sa mort, a été traduit en plus de 60 langues. Grâce à lui, le monde entier découvre les grandes qualités de son caractère et le mystère de sa vie intérieure avec Dieu. Dans cet ouvrage, la « petite voie » de sainte Thérèse nous apprend comment réaliser et atteindre la sainteté dans la vie quotidienne, non par des actes extraordinaires mais par la monotonie des petits sacrifices offerts à Dieu par amour. Elle mourut à 24 ans, le 30 septembre 1897 de tuberculose, au Carmel de Lisieux où elle était entrée à l’âge de 15 ans. Son tombeau attira les fidèles et des évènements miraculeux ne tardèrent pas à être attribués à son intercession. Après procès régulier en cour de Rome, Thérèse Martin fut béatifiée le 29 avril 1923. Ses restes furent exhumés du cimetière où ils reposaient depuis 26 ans et ramenés au Carmel. En 1925, elle est reconnue Sainte par le Pape Pie XI et deux ans plus tard, proclamée Patronne des Missions. Depuis 1944, sainte Thérèse est Patronne Secondaire de la France. En 1997, pour le centenaire de sa mort, la pape Jean-Paul II a déclaré Sainte Thérèse Docteur de l’Eglise. 

 

 

 

 

 

 

Le mont saint michel

LE MONT SAINT-MICHEL DANS LE PAYSAGE LITTÉRAIRE

La création de l'abbaye par Saint Auber, évêque d'Avranches, est indissociable de l'histoire du combat de l'Archange Saint-Michel avec le dragon, qui débuta sur le Mont Dol. L'Archange terrassa son ennemi sur le Mont-Tombe tout comme l'implantation du culte chrétien sur le rocher mit fin aux cultes païens qui s'y étaient établis. Divers textes latins du IXème au XIème siècle sont consacrés à l'origine du Mont. Le Cartulaire du Mont Saint-Michel, manuscrit du XIIe siècle, débute par l'apparition de Saint Michel à Saint Auber en 708 ; l'Archange ordonne à l'évêque d'édifier une église en son honneur sur le Mont-Tombe, là-même où il a vaincu le démon. Au Moyen-Âge, le Mont Saint-Michel-en-péril-de-la-mer est cité dans Historia regum Britanniae (vers 1135-1138) de Geoffroi de Monmouth. Dans cette œuvre, l'évêque et historien gallois y situe le combat d'Arthur contre le géant Dinabuc. Cette légende a été reprise et adaptée en langue romane quelques décennies plus tard par Wace Robert dans le Roman de Brut. À la même époque, Guillaume de Saint Pair écrit en langue romane les légendes et traditions rattachées au Mont dans Li Romanz del munt saint Michel

Au XIIIe siècle, l'Espagnol Gonzalo de Berceo évoque dans Les Miracles de Notre-Dame, un miracle qui eut lieu à Saint-Michel de la Tombe. Dans son Dictionnaire infernal (1818), Jacques Collin de Plancy mentionne l'existence d'un cercle magique au sommet du Mont auquel seraient enchaînés les démons chassés du corps des hommes, légende qu'il tient du Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795 (1799) de Jacques Cambry.

Chateaubriand évoque dans les Mémoires d'outre-tombe et  Essai sur la littérature anglaise et considérations sur le génie des hommes des temps et des révolutions (1836) la légendaire disparition de la forêt de Scissy en 709, événement à l'origine de la situation du Mont au milieu des eaux. À la fin du XIXe siècle, Paul Féval rassemble diverses légendes qui se rattachent à ce lieu dans Les Merveilles du Mont Saint-Michel (1879). Madame de Sévigné décrit à sa fille dans sa lettre du 06 mai 1689, son voyage non loin du Mont et lui rappelle le séjour qu’elles y avaient fait durant l’été 1661. Au début du XIXe siècle, la comtesse de Genlis raconte dans ses Mémoires inédites (1825) son arrivée auMont Saint-Michel depuis Pontorson et la visite du monument qu'elle fit accompagnée du duc de Chartres et du comte d'Artois avant la Révolution.

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Au XIXe siècle, le Mont Saint-Michel est présent dans de nombreux écrits. Ainsi, dans sa lettre du 28 juin 1836, Victor Hugo, en villégiature dans la région avec Juliette Drouet, décrit à Adèle sa visite, entre admiration et effroi. "J'étais hier au Mont-Saint-Michel. Ici, il faudrait entasser les superlatifs d'admiration, comme les hommes ont entassé les édifices sur les rochers et comme la nature a entassé les rochers sur les édifices". Et au cours du même séjour, l'auteur évoque dans une lettre à Louise Bertin "ce sinistre ams de cachots, de tours et de rochers qu'on appelle le Mont Saint-Michel" en 1884, après avoir comparé le Mont Saint-Michel à la dernière merveille de l'antiquité encore debout, Hugo souligne dans une note publiée dans Actes et Paroles depuis l'Exil, l'importance de sauvegarder ce monument qu'il considère comme l'œuvre conjointe de la nature et de l'art. Raison pour laquelle il s'oppose à l'édification de la digue-route. En 1847, Gustave Flaubert est en villégiature en Bretagne avec Maxime Du Camp, aventure qu'il raconte dans Par les champs et par les grèves (1885). Il y détaille notamment son arrivée en chaise de poste par la grève, l'avancée dans la baie, la visite de la Merveille de l'Occident ainsi que celle de Tombelaine. Les 3 et 6 avril 1860, le Moniteur Universel publie en feuilleton une description de la baie et du Mont saint-Michel écrite par Théophile Gautier. Trente années plus tard, Robida consacre quatre chapitres du volume Normandie de la Vieille France (1890) à la « Merveille » et son environnement. Jules Michelet, qui a visité le Mont en 1858, évoque, dans son ouvrage La Mer (1861), les sables mouvants, la plage perfide et la mer nourricière.

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Guy de Maupassant, qui a visité la baie en 1879, intègre le Mont Saint-Michel au sein de plusieurs récits. Tout d'abord en 1887, dans Le Horla où le personnage principal raconte sa visite du Mont.  Puis en 1882, l'auteur raconte le combat de l'Archange avec le Diable dans une nouvelle publiée dans le Gil Blas. Cette nouvelle intitulée La Légende du Mont Saint-Michel est éditée en volume en 1884 avec Clair de Lune. En 1890, les personnages principaux de Notre coeur se promènent au Mont Saint-Michel.

Au fil du temps, Le Mont Saint-Michel devient un lieu fréquenté par les pèlerins anonymes ou célèbres, les visiteurs de prisonniers et les intellectuels du XIXe siècle venus faire un pèlerinage néo-médiéval. Le nombre de visiteurs s'accroit au tournant du XIXe et du XXe siècle. Si les travaux de restauration contribuent à la redécouverte de ce patrimoine architectural le phénomène s'amplifie avec la création de la digue-route en 1879. Cette construction génère de vives réactions comme celle de Victor Hugo citée précédemment et celle de Guy de Maupassant qui s'insurge dans le Gil Blas (17 juillet 1883) contre les ingénieurs.

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Si l'activité commerciale préexistait avec notamment la vente de plombs de pèlerinage, la ville et les commerces se développent au XIXe siècle. Dans un de ses poèmes publié dans Poésies (1911), Judith Gautier vante une spécialité gastronomique locale qui, selon Alphonse Allais dans Les Chroniques du bon sens, publiées dans le recueil posthume A l'œil (1921), est ce qu'il y a de mieux au Mont. La notoriété du Mont Saint-Michel dépasse les frontières hexagonales comme l'ont montré les références dans des textes espagnols et britanniques. En 1912, l'historien américain Henry Adams publie un ouvrage consacré en grande partie au Mont Saint-Michel qu'il avait visité des années auparavant et qui, aujourd'hui encore, attire une foule continue de visiteurs venus voir, comme l'écrit Maurice Barrès dans La Colline inspirée (1913) :

Cathédrale Saint-Corentin

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La Cathédrale Saint-Corentin (29), ce bel édifice gothique, a été construit à Quimper, du 13ème au 15ème siècle. les deux flèches n'ont été élevées qu'en 1856, sur le modèle breton de la flèche de Pont-Croix. Pour payer les frais de construction, l'évêque demanda un sou par an, pendant cinq ans, aux 600.000 fidèles du diocèse. Pendant la Révolution, objets sacrés et statues sont brûlés et dispersés. Edifice classé aux monuments historiques depuis 1862.

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La Cathédrale Saint Front de Périgueux (24) est reconnaissable à sa silhouette très particulière , qui domine la ville de Périgueux. elle supporte fièrement ses cinq coupoles qui lui donne une allure byzantine indéniable... D'abord sanctuaire au VIIIème dédié à Saint Front, évangélisateur de la ville, puis monastère dont on peut encore visiter le cloître qui date du XIIème, l'édifice ne deviendra cathédrale qu'en 1669. Etablie sur le même plan que la basilique Saint Marc de Venise, en forme de croix grecque, la cathédrale actuelle date du XIIème, construite suite à l'incendie de 1120 qui avait ravagé l'édifice antérieur. C'est au XIXème siècle qu'Abadie, architecte du Sacré Cœur à Paris, entreprend de faire restaurer la cathédrale en mettant tout particulièrement l'accent sur les coupoles. De l'ancien édifice, il ne reste que le clocher..

Baptistère saint jean Poitiers

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Baptistère Saint-Jean à Poitiers (86) Le baptistère Saint Jean est l'un des plus anciens monuments chrétiens d'Europe dont les parties les plus anciennes datent du IVe siècle, époque de Saint Martin et de Saint Hilaire, premier évêque connu de Poitiers. Il abrite une piscine baptismale de forme octogonale, utilisée alors pour le baptême par immersion, ainsi qu'un très bel ensemble de peintures murales des XIe-XIIe et XIIIe s. et une remarquable collection de sarcophages mérovingiens.

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Abbaye Saint-Philibert de Tournus (71) Ancien monastère Bénédictin, situé à Tournus en Saône et Loire. Monument historique classé depuis 1840, son église abbatiale, est l’un des plus grands monuments romans de France. C’est au XVème siècle que le Palais abbatial actuel est construit. De nombreuses parties du monastère sont toujours conservées comme le cellier, le réfectoire, le cloître et la salle capitulaire. Restaurée à plusieurs époques, et remarquablement préservée, elle domine de ses pierres roses et ocres la cité de Tournus, sur la rive droite de la Saône.

Chartres la cathédrale

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CHARTRES, LA CATHÉDRALE (du XIIème au XVIème siècle) : L'incendie qui a consumé les combles de la Cathédrale de Chartres au mois de juin 1836, en causant un deuil général, a attiré d'une manière toute particulière l'attention des amateurs d'archéologie, et de ceux qui s'occupent de recherches historiques, sur ce superbe monument, type de l'architecture religieuse au moyen âge. Des gens de l'art furent envoyés soit pour apprécier l'étendue du désastre, soit pour jeter de premières idées sur la possibilité de le réparer. Le Ministre de l'Instruction publique annonça même l'intention de faire publier une monographie de l'église de Chartres. En conséquence accoururent une foule de dessinateurs et d'antiquaires, soit délégués, soit simples amateurs. Tous, en recueillant la tradition du pays, qui veut que l'église
actuelle soit celle dont l'Évêque Fulbert entreprit la reconstruction après un incendie qui a eu lieu en 1020, tous témoignèrent hautement leur incrédulité à cet égard. - Tous affirmèrent que, soit dans le style de l'architecture, soit dans le caractère de l'ornementation, ils ne pouvaient rien reconnaître qui annonçât un monument antérieur au treizième siècle.
Cette opinion, uniformément émise par des hommes accoutumés
à traiter des questions d'art et d'archéologie, a dû naturellement faire naître l'idée de recourir aux sources de la tradition, et de rechercher dans les documents écrits ce qui pouvait ou l'appuyer ou la détruire. (Extrait Cathédrale de Chartres, recherches sur l'époque à laquelle l'édifice actuel a été construit par MM. Rossard de Mianville et Chasles)

Le Rampillon (église)

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ÉGLISE SAINT-ÉLIPHE DE RAMPILLON (77) : Rampillon est situé en Brie Champenoise, souveraineté des comtes de Champagne. Au début du XIIIème siècle, le village est assez important pour posséder deux églises. Vers le milieu du XIIIème siècle, le village passe aux mains des chevaliers de l'ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, appelé aussi ordre des Hospitaliers. Comme les Templiers, l'ordre assume rapidement une fonction militaire pour défendre les pèlerins qu'il accueille sur les chemins de Jérusalem, puis pour combattre les Sarrasins aux côtés des Francs de Terre-Sainte. Ce sont ces chevaliers qui construisent la plus grande partie de l'église actuelle, d'inspiration gothique. Ce très beau portail sculpté représente une scène édifiante. De chaque côté, la base présente les travaux saisonniers à raison d'une scène par mois. Cette vie est évangélisée par les apôtres situés au dessus : ils lui donnent sens, faisant le lien entre la vie de labeur sur la Terre et la vie au delà, représentée sur le linteau par une Résurrection des morts. Ce lien s'accomplit dans la rencontre ultime avec le Christ en gloire présenté au centre du tympan, entouré de Marie et de Saint-Jean. Une vie de labeur est récompensée par la gloire éternelle. Cet édifice religieux est classé monument historique.

 

Cathédrale Saint Pierre (angouleme 16)

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La Cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême (16) est construite près du rempart de la ville, à l'initiative de Girard II, évêque d'Angoulême. Elle a été agrandie et transformée au cours des siècles, notamment par l'adjonction de nombreuses chapelles. Sa principale transformation date du 19e siècle, entre 1852 et 1875. L'architecte Paul Abadie (fils), soutenu par l'évêque Cousson, restitue l'édifice dans son hypothétique état originel en supprimant les chapelles. Le clocher est entièrement repris et l'intérieur de l'édifice est également restauré.

La cathédrale Saint-Pierre se compose d'une large nef, d'un transept et d'un chœur à abside demi-circulaire sur lequel sont greffées quatre absidioles ; seule l'absidiole nord-est est romane, les trois autres ont été reconstruites au 19e siècle. Sur le modèle de l'ancienne cathédrale Saint-Front de Périgueux, la nef est couverte de trois coupoles. Cette file de coupoles a été imitée au 12e siècle dans plusieurs églises de l'Angoumois et de la Saintonge. La façade romane de l'édifice présente un riche décor consacré au Christ triomphant et au Jugement dernier. Les restaurations du 19e siècle ont principalement concerné la partie haute en ajoutant le pignon et les clochetons qui l'encadrent. Le programme sculpté est organisé de bas en haut. Le rez-de-chaussée est composé d'un portail central flanqué de deux arcades aveugles. Les apôtres partant en mission sont figurés sur les tympans des arcades latérales ; le tympan du portail central, orné d'un Christ en Majesté, a été réalisé au 19e siècle. La partie médiane de la façade est organisée, de part et d'autre d'une grande baie en plein cintre, en deux registres superposés d'arcades aveugles abritant des sculptures. Les deux cavaliers sculptés entre le rez-de-chaussée et ces deux registres ont été ajoutés au 19e siècle et représentent saint Georges à gauche et saint Martin à droite. Onze apôtres et la Vierge sont figurés à l'intérieur des arcades ; ils regardent vers le haut où, dominant la façade, est représentée l'Ascension du Christ. Le Christ est figuré debout à l'intérieur d'une mandorle et lève la main droite dans le geste de la bénédiction. Il est entouré des symboles des quatre Évangélistes. Le Jugement dernier est évoqué par la représentation des élus et des damnés. Les élus prennent place dans des médaillons situés à l'intérieur des arcades qui encadrent l'Ascension. Les damnés, quant à eux, sont figurés avec des diables dans deux scènes placées à chaque extrémité du second registre de la partie médiane. Le message est renforcé par la structuration de la façade. Les registres superposés d'arcatures aveugles créent des lignes horizontales réunies par les contreforts-colonnes qui divisent verticalement le frontispice en cinq travées. La travée centrale, plus large que les quatre autres, est ponctuée de bas en haut par le portail du rez-de-chaussée, la grande baie médiane et la représentation de l'Ascension, encadrée par une arcade qui met en valeur la scène principale de la façade.

 

 

 

Cathédrale Metz

Moselle-250nv (krompholtz)CATHÉDRALE SAINT-ÉTIENNE DE METZ (57) : Lors de sa visite à la cathédrale, le pape Jean-Paul II devait déclarer : « La cathédrale de Metz demeure une éloquente manifestation du salut pour les habitants de cette région ; elle se dresse comme un témoin de la foi de ses bâtisseurs, des artistes qui l’ont embellie de sculptures, de tableaux et de verrières, elle atteste la foi catholique des chrétiens qui ont fait corps autour d’elle, au milieu des turbulences de l’histoire ». Sue le plan architectural, chaque siècle a marqué l’édifice de son empreinte. Les premiers furent ceux de l’édification (1220-1522). De style gothique, elle présente la particularité d’être formée par la réunion, à la fin du XIVème siècle, de deux églises orientées différemment. La nef fut terminée en 1384 ; elle est l’œuvre de Pierre Perrat qui travailla également aux cathédrales de Toul et Verdun. La partie nord du transept et le chœur furent modifiés à la fin du XVème siècle et inaugurés en 1522. Pendant plus de deux siècles, la cathédrale ne connaîtra aucun changement notable. Au XVIIIème siècle, Blondel éleva un portail classique à la façade orientale et fait courir toute une série d’arcades le long de la façade sud. Après le vandalisme révolutionnaire, l’édifice subit d’importants travaux de restauration dirigés à la fin du XIXème siècle par Tornow qui relèva la toiture et remplaça le portail de Blondel par le portail actuel d’inspiration bourguignonne. La cathédrale est un édifice de grande envergure. L’intérieur frappe par l’élévation de la voûte qui culmine à 42 mètres, hauteur d’autant plus impressionnante que celle des bas-côtés dépasse de peu les 13 mètres alors que les fenêtres hautes atteignent 14 mètres et permettent à la lumière de pénétrer abondamment. Le XXème siècle apporta la luminosité qui rend cette cathédrale si singulière, d’où elle tire le surnom de « lanterne du Bon Dieu ». De magnifiques vitraux couvrent plus de six mille mètres carrés. Après la seconde guerre mondiale, quelques vitraux détruits ont été remplacés par des œuvres modernes dues au peintre Jacques Villon (1957), qui décore la chapelle du Sacré-Cœur, à Marc Chagal (1960) dans le déambulatoire gauche du chœur, et à Roger Bissière (1960) dont les deux tympans sont une illustration de l’art abstrait. C’est dans la continuité de cette histoire que s’est inscrit, en 2006, le réaménagement du chœur. Le nouveau mobilier liturgique, en bronze, marbre et chêne massif, a été conçu par l’artiste-designer suisse Mattia Bonetti.

Basilique de Domrémy

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BASILIQUE SAINTE-JEANNE-D'ARC : Au Bois-Chenu, un hêtre séculaire, “le Beau May”, s’élevait à proximité de la “Fontaine des Fiévreux”, où Jeanne disait avoir entendu ses Voix. En souvenir de quoi, au XVIe siècle, une chapelle avait été érigée par Étienne Hordal, chanoine de la cathédrale de Toul et arrière-petit-neveu de Jeanne. Au XVIIe siècle ce sanctuaire était en ruine. Il ne restait qu’une clef de voûte et une statue de Jeanne d’Arc actuellement au Musée de la Maison natale.C’est à cet endroit qu’après bien des hésitations, on devait ériger le mémorial de Jeanne, dont la première pierre fut posée en 1881. Propriétaire du terrain, le diocèse de Saint-Dié fit appel aux Pères Eudistes pour gérer les travaux et organiser les pèlerinages. Dès 1883, la crypte était construite, ainsi que le porche constituant la base de la tour. Dès 1891, un vaste chantier va monter en moins de dix ans : le clocher, la nef et l’Aumônerie des Pères Eudistes. En 1920 le comité du Bois-Chenu entreprit de réaliser le second plan qui allait doubler l’église en surface, par l’adjonction d’un large transept et d’une abside, donnant ainsi naissance à l’église nationale Sainte-Jeanne d’Arc, puis en 1939 à la Basilique Sainte-Jeanne-d’Arc. Les travaux de construction se terminèrent en 1943 avec l’installation des grandes orgues, puis en 1945, avec la réalisation de l’escalier d’honneur, appelé “escalier de la paix”.

Cathédrale de Reims

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CATHÉDRALE DE REIMS (51) : La construction de l'édifice actuel a commencé au début du XIIIe siècle. Mais la première pierre aurait été posée au début du Vème siècle. En 816, Louis le Pieux, est le premier monarque français à être couronné  à Reims par la pape Etienne IV. À partir du XIème siècle, elle devient le lieu de sacre de la quasi-totalité des Rois de France. Durant la Grande Guerre, la cathédrale est touchée par les bombardements et va brûler sous l'oeil attristé de ses habitants. Nous y reviendront plus longuement sur son histoire.

Eglise de Beaumont-sur-Oise

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ÉGLISE DE BEAUMONT-SUR-OISE (95) : Une petite église dédiée à St-Laurent se tenait déjà sur la colline qui domine l’Oise quand, un peu avant l’an mil, Hugues Capet confia la garde du château fortifié à Yves l’ancien, son cousin, fondateur de la dynastie des comtes de Beaumont. Si petite soit-elle cette église était un des dix doyennés de l’évêché de Beauvais qui dépendait lui-même du diocèse de Reims. La démographie grandissante de Beaumont-sur-Oise à partir de ce moment va nécessiter la reconstruction d’une église plus vaste dès le milieu du XIIe siècle. Le rôle des moines de Saint-Martin-des-Champs, connus comme des moines bâtisseurs a été probablement déterminant pour attirer sur le chantier de l’église des architectes et des sculpteurs de talent. L'édifice fait une longueur de 37,10 mètres et une largeur de 21,20 mètres. Les bâtisseurs du Moyen-âge avaient couvert l’église d’une voûte en bois en forme de carène de bateau renversé dont la hauteur atteignait presque le faîte du toit.

Abbaye de Signy (Ardennes-08)

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ABBAYE CISTERCIENNE NOTRE-DAME DE SIGNY (ARDENNES 08) : La commune de Signy-l'abbaye occupe le centre d'une forêt en forme d'un grand croissant ouvert à l'Est et formé de vastes massifs séparés par la rivière VAUX naissante et la sortie d'une magnifique résurgence, le Gibergon. C'est ici, il y a plus de huit cents ans, que douze moines venus de l'abbaye d'Igny sous la conduite de leur 1er abbé, Bernard de Cambrai, arrivèrent par la voie romaine Reims-Cologne passant par Château-Porcien, pour ensuite emprunter les chemins de crêtes qui traversent Chaumont-Porcien, demander l'hospitalité aux chanoines de Saint-Berthauld et gagner Draize jusqu'au lieu-dit Signiacum. Il ne s'agissait alors que d'une zone marécageuse et d'un petit hameau de quelques chaumières qui ne pouvait pas encore accueillir une communauté religieuse. Il fallut défricher et assécher les lieux ; c'est pourquoi, les moines furent logés à Draize pendant les travaux d'aménagement du site et de construction des bâtiments réguliers, mais la fondation se fit dès le 25 mars 1135, jour de l'Annonciation. Guillaume de Saint-Thierry, ami et conseiller de Bernard de Clairvaux, quittant alors sa charge abbatiale et l'ordre bénédictin à l'âge de 60 ans, s'y retira comme simple moine pour écrire ses oeuvres majeures et vivre la pauvreté cistercienne. Haut-lieu de l'histoire religieuse, forte de ses bienheureux et de leurs écrits, imprégnée de la spiritualité cistercienne, Signy resta une abbaye puissante jusqu'à la Révolution qui la confisqua et la vendit comme Bien National. La maison conventuelle fut vendue aux enchères publiques et transformée en filature, une partie de la façade démontée reconstruite quelques mètres plus loin en maison d'habitation. De l'abbaye, il ne reste, dans l'enclos monastique, que quelques infrastructures ainsi que le réseau hydraulique en profondeur comme en surface. À la suite de cette vie monastique le bourg garda une économie essentiellement agricole, bien que l'exploitation forestière, le travail des forges, des moulins, des brasseries et l'industrie du tissu et de la laine aient employé une importante main-d'œuvre. C'est surtout à ses filatures que Signy dut son essor post-révolutionnaire. Jusqu'à la première guerre mondiale Signy fut prospère grâce à l'activité de 7 filatures qui continuaient une tradition locale bien établie, car, déjà " bien avant la révolution les dictionnaires géographiques signalent une industrie drapière réputée et prospère à Signy. Malheureusement, la Grande Guerre mit fin à ces activités. Les filatures, détruites par les allemands, ne purent être reconstruites et la population tomba à moins de 2 000 habitants. Aujourd'hui, Signy reste un bourg paisible, au cœur de l'ancienne mense monastique.

Abbaye de la Coudre (53)

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ABBAYE DE LA  COUDRE (53) :

Eglise romane de Saint-Nectaire 63

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ÉGLISE ROMANE DE SAINT-NECTAIRE (63) : Située sur le Mont Cornadore, juste avant le Château de Murol, l’Eglise de Saint Nectaire domine la vallée de la Couze. Cet édifice roman fait partie des cinq églises dites « majeures » avec ses voisines Saint-Saturnin, l’Abbatiale d’Issoire, Notre-Dame d’Orcival et Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand. L’intérêt du regard porté sur ces bâtiments est bien évidemment d’ordre architectural et patrimonial. On pourrait en rester là, mais une question sous jacente demeure. Face à l’équilibre, à la beauté, aux décors … face à cet Art Roman si pur, l’esprit interroge : quel sens les bâtisseurs ont-ils voulu donner à cet édifice ? Pourquoi ont-ils investi tant d’énergie ? La réponse est simple : ces édifices sont le reflêt de la foi de ces bâtisseurs !

Chapelle Saint-Louis (Champigny)

LA CHAPELLE SAINT-LOUIS (CHAMPIGNY 37) : Au XVe siècle, le domaine de Champigny-sur-Veude entre dans la famille des Bourbons par le mariage d’Isabelle de Beauvau et de Jean de Bourbon. Leur fils Louis Ier (1473-1520) en est l’héritier. En 1494-1495 il participe aux guerres d’Italie et décide, à son retour, de transformer la modeste forteresse en un somptueux logis qui lui rappellera les belles demeures italiennes. En 1499, il établit aussi une collégiale dont la fondation est confirmée par le pape Alexandre VI et qui est élevée au rang de Sainte Chapelle. En 1626 la propriété passe aux mains de Gaston d’Orléans, époux de Marie de Bourbon. Dix ans plus tard, le château est détruit sur ordre du cardinal de Richelieu en représailles des complots fomentés contre lui. En 1987, la chapelle Champigny devient propriété d’une société japonaise qui la dépouille de son mobilier - l’intervention des Monuments Historiques évitera d’ailleurs aux vitraux d’être emportés -, et en 2000 le domaine est acquis par un couple d’Américains. La chapelle a été classée au titre des monuments historiques le 19 janvier 1911.

Date de dernière mise à jour : 25/11/2020