Lejus François, Fromagerie de Sainte-Solange (18)

Ste-Solange (18)

FERME DE BILLERON, FROMAGERIE SOTIVET, LEJUS, SAINTE–SOLANGE 18

SOTIVET ALEXANDRE : Alexandre Sotivet est né vers 1849 /1850. Le 24 mars 1866 il est admis à la Ferme-École du département du Cher, après y avoir passé le concours et satisfait aux conditions du programme, il est admis en tant qu’apprenti agriculteur. Le 05 février 1872 il épouse Catherine Buet originaire de Sainte-Solange (Cher 18). Enfin, par décret du 13 janvier 1905 M. Sotivet est promu dans l’ordre du Mérite Agricole au grade de chevalier, pour la bonne tenue de son exploitation et 30 ans de pratiques agricoles. Recensement de la population à Sainte-Solange Alexandre Sotivet y vit avec son épouse et emploie 13 personnes sur le domaine de Billeron. Décédé à Sainte-Solange le 19 juillet 1910.

LA FERME DE BILLERON : La ferme de Billeron, située commune de Sainte-Solange, est exploitée depuis dix-sept ans par M. Sotivet Alexandre, en qualité de fermier; elle est d’une étendue d’environ 180 hectares, dont 140 hectares de terres labourables de qualités bien diverses ; le surplus, soit 40 hectares environ, était formé de mauvais pacages, de nature tourbeuse et très humides. M. Sotivet a défriché et assaini une partie de ces derniers ; il y cultive chaque année ses plantes sarclées et ses maïs dont la réussite ne serait pas aussi certaine dans les autres terres de sa ferme. Il a fait dans les mêmes terrains une petite étendue de prairie naturelle, et il y a créé un superbe jardin potager dans lequel il récolte en abondance des légumes et des fruits, M. Sotivet suit, pour la culture de ses terres, l’assolement triennal. Ses ensemencements pour cette année 1898 se composent de : (1) 47 hectares de céréales d’hiver, pour la plus part très belles, et obtenues soit avec du fumier de ferme pour les blés,soit avec des superphosphates auxquels il a été ajouté du nitrate de soude au printemps, dans les parties les plus faibles, pour les orges et les seigles. (2) 30 hectares de céréales do printemps, parmi lesquels quelques pièces d’avoine de très belle venue. (3) 34 hectares de prairies artificielles ayant donné une abondante récolte ; (4) 7 hectares 50 de plantes sarclées (betteraves, carottes et pommes de terre) en très bon état de culture et qui promettent à M. Sotivet, quelque soit le temps, un large approvisionnement pour son hiver. Enfin, 3 hectares de maïs dans les mêmes terrains assurent la nourriture de ses bêtes à cornes pendant les mois d’août, septembre et octobre. Le cheptel de la ferme de Billeron se compose de six bons chevaux de travail, douze vaches laitières, un taureau et quatre bœufs ; enfin, cent cinquante-deux bonnes mères brebis, cent vingt quatre agneaux et quatre béliers complètent ce cheptel. M. Sotivet a toujours, en outre, pendant la saison, douze à quinze porcs auxquels il fait consommer les résidus de la laiterie. Le matériel de culture est ordinaire, mais bien entretenu ; le matériel d’intérieur de ferme est plus complet ; nous y avons remarqué, outre les coupes-racines : un hache-paille, un concasseur de grains, le tout mû par un manège à cheval. On y trouve encore tous les appareils et ustensiles nécessaires à la fabrication d’excellents fromages ; M. Sotivet a, en effet, annexé à sa ferme une fabrique de fromages pour laquelle il a construit et aménagé des bâtiments spéciaux. La commission estime qu’il y a lieu de récompenser le travail et la persévérance qu’il a fallu a M. Sotivet pour mener à bien cette entreprise considérable, commencée avec d’assez faibles ressources, et pour l’encourager à persévérer dans cette voie, elle lui accorde le 2e prix de ferme. Voulant aussi reconnaître le mérite de Mme Sotivet, qui seconde si bien son mari, la commission lui décerne le 1er prix d’économie ménagère pour l’excellente tenue de sa maison et la bonne direction donnée à sa basse-cour. La commission accorde, en outre, à M. Sotivet : le 1er prix pour la culture des plantes sarclées ; le 1er prix pour culture du maïs fourrage ; le 2ème prix pour la culture des céréales avec une somme de 30 francs à prendre sur celle de 100 francs que le Syndicat des Agriculteurs du Cher a bien voulu mettre à la disposition du Comice. (1)

LA FAMILLE LEJUS : François Lejus est né le 06 avril 1856, à Vasselay (Cher). Il était cultivateur et fabricant de fromages à la ferme de Billeron à Sainte-Solange (Cher). Le 17 juillet 1879, il épouse à Vasselay Rose Beauvais avec qui il aura 13 enfants, (cinq filles et huit garçons) : Marie Lejus (1878-1931), Louis Étienne Lejus (1879-1940), Marie-Louise Lejus (1882-1955), Charles Lejus (1883-1916), Etienne Alexandre Lejus (1886-1962), Albert Jules Lejus (1887-1914), Albert Antoine Lucien Lejus (1889-1968), Alexandre Auguste Lejus (1891-1953), Alice Lejus (1893-1966), Angèle Lejus (1896-1976), Ferdinand René Lejus (1897-1957), Alexis Lejus (1898-1934), Berthe Lejus (1900-1973), Désiré Gervais Lejus (1901-1965).

À la fin de la Première Guerre Mondiale il décide d’installer une fromagerie. Il avait alors un troupeau de vaches laitières assez important, mais pour s’agrandir il va acheter du lait à ses voisins et Installer une porcherie pour l’utilisation des résidus laitiers. Le 16 septembre 1927, il dépose la marque de camembert « Le Colombier » au greffe du tribunal de commerce de Bourges n° 685. Le dessin de colombier sur l’étiquette de fromage est celui du colombier que M. Lejus avait sur sa propriété. (voir aussi la carte postale plus haut)

François Lejus décède le 14 décembre 1937 à Sainte-Solange, à l'âge 81 ans.

Son épouse prend alors la relève, aidée par ses enfants, principalement par son fils Ferdinand René Lejus, qui va lui succéder et assurer le bon fonctionnement de la fromagerie. En 1938, Ferdinand René rachète un fonds de commerce d’hôtel et café exploité à Sainte-Solange par les époux Trochet. En 1940, pendant la guerre, des zones de ramassage du lait sont définies de façon très précise en zone occupée. La fromagerie Lejus par exemple pouvait ramasser le lait de la route de Sainte-Solage à Villemont Billeron et route de Sainte-Solange aux AIX jusqu’à l’embranchement de la route de Bourges aux Aix. En 1942, (le 12 décembre), Ferdinand René Lejus va renouveler le dépôt de la marque de camembert « le Colombier ».

 

Date de dernière mise à jour : 04/07/2021