Les Châteaux.

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61-Le Château des Ducs [ALENCON] : Le château fut construit sous Pierre II, duc d’Alençon, entre 1361 et 1404. En partie démantelé sous Henri IV, il servira de dépôt de mendicité de 1768 à 1824. Des bâtiments encore existants ne subsiste que le châtelet, une courtine, une poterne et la tour couronnée, soit 10 pour cent seulement de l’ensemble… Le château est devenu avec le temps une prison, où durant la seconde guerre mondiale, de nombreuses personnes furent torturées par les allemands… Le bâtiment fut classé en 1962, monument historique. En 2010, la maison d’arrêt fut transférée vers Coulaines, dans la Sarthe. La ville d'Alençon songerait à en faire un "lieu vivant" avec peut-être, la visite de certaines parties du Château où vécurent les Ducs d'Alençon.

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61-Le Château de Carrouges [CARROUGES] : J’ai eu à plusieurs reprises la chance de visiter Carrouges… ou (Karl le Rouge). On raconte qu’en ces lieux, un seigneur volage trompait constamment son épouse enceinte avec une créature surnaturelle. Surprenant les deux amants, l’épouse poignarde la fée. Le comte mourra le lendemain, tandis que la comtesse verra une marque sanglante envahir son front. A l’âge de sept ans, son fils portera ce même signe infâme, et après lui sept autres générations, victimes de la malédiction de la fée. Dans les parages, le fils de la comtesse sera surnommé Karl le Rouge, qui deviendra Carrouges. Malgré cette histoire tragique, le lieu dégage beaucoup de sérénité. La propriété appartint plusieurs siècles durant à la famille le Veneur de Tillières. Ces variantes présentées par les Ets Hutin, montrent le « Châtelet d’entrée » ou pavillon : Quatre tours à très haut toit cantonnent aux quatre points cardinaux un corps de logis à deux étages, dans lequel on ne dénombre qu’un escalier et une cheminée uniques. Le châtelet est l’œuvre du cardinal Le Veneur.

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61-Le Donjon de Chambois [CHAMBOIS] : Propriété de la ville, monument classé, Ce donjon, selon Colette Gouvion est comme « Un donjon d’outre-Manche, oublié sur le sol d’un village normand » … Originellement entouré d'une enceinte détruite vers 1750, ce château date de la seconde moitié du XIIe siècle. Sa construction est probablement due à Guillaume de Mandeville, fidèle d’Henri II. Après 1204, le château a été donné par Philippe-Auguste à son maréchal Henri Clément. Ce donjon rectangulaire (21,40 m sur 15,40 m à l'extérieur) est le mieux conservé de Normandie. Bâtis en petit appareil irrégulier avec des joints formant parfois comme un enduit, ses quatre murs sont intacts et s'élèvent à 25,70 m ; leur crête a été équipée au XIVe siècle d'une galerie de mâchicoulis et de créneaux. Les quatre angles sont renforcés de tourelles carrées en pierre calcaire de taille, peu saillantes, ce qui leur donne l'aspect de contreforts. Plaquée sur le grand coté sud-est se trouve une construction plus petite qui abritait l'entrée, située au premier étage. Le donjon se divise en trois étages : un rez-de-chaussée aveugle et deux autres niveaux percés, sur la face nord-ouest, par une fenêtre géminée. Chacun d’eux était constitué d’une pièce unique non voûtée dont le plancher s'appuyait sur des corniches à modillons ou sur des retraits du mur et des poteaux de bois. Une grande cheminée équipait chaque étage. Source : http://www.mondes-normands.caen.fr/france/patrimoine_architectural/normandie/Hiemois/Trun/1805Chambois/index.htm

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16-Le Château Talleyrand-Périgord [CHALAIS] : Construit dès le Moyen-Age, le château fut ruiné au XIème siècle par une guerre entre barons. Reconstruit, il fut occupé par une garnison anglaise (en réalité, gasconne) pendant toute la guerre de Cent ans. Assiégé par Charles VII, roi de France, il fut pris le 17 juin 1453, après cinq jours de siège. Les Anglais furent libérés contre paiement d’une rançon, les mercenaires gascons et ceux des habitants de la ville qui soutenaient les Anglais furent exécutés. Le château fut ensuite détruit, à l’exception de la tour carrée. Reconstruit à nouveau juste avant les guerres de religion, il est remanié en 1745. Bâti sur un promontoire qui domine la petite ville de Chalais, le château est imposant. L’accès à la cour d’honneur se fait par un pont-levis du XVIème siècle, un des rares encore en fonction en France. Le corps principal du logis, d’architecture Renaissance, flanqué de pavillons en saillie, attire l’attention par sa façade austère très XVIIème siècle et par ses hauts toits d’ardoise, rares en Charente. Enfin une haute tour carrée du XIVème avec mâchicoulis domine la vallée. Pour savoir plus sur la Maison de Talleyrand-Périgord : http://www.talleyrand.org/famille/berceau_talleyrand.html

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17-Le Château des Sires de Pons [PONS] : Qu’est-ce donc que cette haute silhouette qui se dresse du haut de la falaise ? Ce donjon de 30 m de haut est un remarquable exemple d’architecture militaire romane, et offre un large point de vue sur la ville et la vallée. Puissants, indépendants et redoutables, les sires de Pons furent au Moyen Age de turbulents adversaires du royaume de France. Rasé par Richard Cœur de Lion en 1179, leur château fut reconstruit par Geoffroy III, seigneur de Pons. Ce dernier termina en 1187 le colossal donjon, vision protectrice pour les pèlerins de Compostelle qui ont laissé de nombreuses traces sous la voûte de l’hôpital qui leur servait d’abri. Le château et les remparts furent démantelés en 1622 par Louis XIII après le soulèvement protestant. Aujourd’hui, il n’en reste presque rien. A part l’ancienne chapelle Saint-Gilles, à la porte nord-est du site. (Extrait du Petit Fûté). En 1806, la municipalité racheta le Château et y installa l’hôtel de ville dans le corps de logis restant. Monument classé en 1879.

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17-Le Château de La Roche Courbon [Saint-Porchaire] C’est vraiment un site exceptionnel, au cœur d’une forêt millénaire. Situé sur les bords d'un cours d'eau, le Bruant, et enchâssé entre deux falaises, on apprend qu’il fut de tout temps choisi par l'homme. Car, sous le château actuel, se trouvent des grottes qui étaient habitées à l'époque moustérienne (- 120 000 ans), aurignacienne (- 40 000 ans) et magdalénienne (- 10 000 ans). En d'autres endroits de la forêt qui encercle la demeure, subsiste l'enceinte d'un village gallo-romain, des tombes mérovingiennes et, bien avant l'actuel logis, des restes de murs du XIe siècle : le lieu portait alors le nom de ROMETTE. Ce château fort et défensif est construit en forme de triangle, sur un éperon rocheux, vers 1475, par Jehan II de Latour. En 1603, Jacques de Courbon libère Romette d’une invasion de 113 ans. Au XVIIème siècle, Jean-Louis de Courbon, le petit-fils de Jacques, entreprend des travaux pendant trente ans, transformant le château fort en château résidence. Les jardins à la française sont magnifiques. Pierre Loti, poète et académicien disait : "Je m'en suis allé par toute la terre. Entre mes longs voyages, je revenais comme un pèlerin ramené pieusement par le souvenir, me disant à chaque fois que rien des lointains pays n'était plus reposant ni plus beau que ce coin si ignoré de notre Saintonge." Ce beau château et son histoire vous intéressent ? alors découvrez-le cet été, et en attendant les beaux jours, voici un site qui donne envie d’y aller très vite :http://www.t3a.com/larochecourbon/  

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36-La Tour Blanche [ISSOUDUN] : Fleuron de la ville d’Issoudun dont il est l’emblème architectural, La Tour Blanche est la « grosse tour » construite entre 1195-1202, qui protégeait tout le quartier du château, véritable ville dans la ville, qui abritait les centres du pouvoir noble et éclesiastique. Elle fut le témoin privilégié des luttes entre Plantagenêts (anglais) et Capétiens (français) et classée monument historique dès 1840. C’est au Moyen-Âge, que la ville apparaît, presque telle qu’on la connaît aujourd’hui dans son organisation spatiale avec ses quartiers : le château, la ville et les faubourgs (Vilatte, Saint-Denis, Saint-Paterne…). De cette période datent les plus anciens édifices de la ville : Tour Blanche, Beffroi, élément des fortifications, chapelle de l’Hospice Saint-Roch.Le donjon est ouvert à la visite depuis 2000.  

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86-Le Château de Sautonne [Martaizé] : En 1919, M. Catineau installe une laiterie dans l'aile ouest du château de Sautonne pour y produire du fromage (camembert, chèvre, mi-chèvre, beurre, puis caséine) . En 1954 est installé un atelier de production de lait en poudre. Le 1er mars 1959, M. Catineau donne la laiterie en gérance à la société la Cloche d'Or jusqu'au 28 février 1962, après quoi la Cloche d'Or s'installe à Loudun. La laiterie continuera de tourner lentement puis s'arrêtera quelques années plus tard. Dans son développement maximum, la laiterie comprenait 1 fromagerie, 1 beurrerie, 1 caséinerie, 1 unité de poudre de lait. De toutes les installations ne reste aujourd'hui que la caséinerie elle-même menacée.Plaque de la cheminée : " travaux d'usines, Buet Perocheau, 2 rue de la Tour d'Auvergne, Nantes, cheminées d'usines, fourneaux de chaudières, béton armé " [Source Base Mérimée].

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60- [Le Château de Chantilly] De 1386 à 1897, le domaine est passé par héritage, sans jamais être vendu, à différentes branches d’une même famille. Après les Orgemont (XIVe-XVe siècle), les Montmorencys (XVe-XVIIe siècle), une des plus puissantes familles du royaume, contribuèrent beaucoup au développement du domaine, notamment au temps du connétable Anne (1493-1567), familier des rois François Ier et Henri II, qui fit construire le petit château par Jean Bullant.Vinrent ensuite les Bourbons-Condés (XVIIe-XIXe siècle), cousins des rois de France. Le plus célèbre, le Grand Condé, fit dessiner le parc par André Le Nôtre. Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), fils du roi Louis-Philippe, hérita Chantilly de son grand-oncle, le prince de Condé, à l’âge de huit ans, en 1830. Il fit reconstruire le grand château, rasé après la Révolution, pour y installer ses collections de livres, de peintures, de dessins, d’objets d’art, etc. En 1884, le duc d’Aumale, resté sans héritier, légua son domaine de Chantilly à l’Institut de France, qui ouvrit le musée Condé au public le 17 avril 1898, moins d’un an après la mort du duc. 

  

 

 

 

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41-Le Château de Chambord : C'est en 1519, que François Ier décide la construction d'un château à Chambord sur des terres marécageuses, au bord de la rivière Cosson et au centre d’une forêt très giboyeuse, pour en faire « un grand, bel et somptueux édifice ». Un édifice qui doit lui permettre d’assouvir sa passion pour la chasse. Fortement fasciné et influencé par les arts et les artistes italiens, il fait construire un château où se mêlent à la fois les influences françaises et italiennes. Pour cause de sixième guerre d’Italie, soldée par la défaite de Pavie, les travaux doivent s’interrompre entre 1522 et 1526. Au retour de François 1er, ils reprennent sans discontinuer pendant 20 ans, jusqu’à sa mort en 1547. Le château est construit sur le modèle des châteaux forts du Moyen Âge, avec un bâtiment carré central, le donjon, doté de quatre tours à chacun de ses angles. À l'intérieur du donjon, on trouve cinq niveaux habitables construits sur le même modèle : quatre appartements carrés et quatre appartements dans les tours rondes par niveau. L’escalier double est au centre de l’édifice, il donne accès au premier étage (étage des appartements historiques), au deuxième étage (étage consacré à la thématique de la chasse et l’art animalier) et à la grande terrasse, avant d’être couronné par la tour-lanterne et la fleur de lys, symbole de la monarchie de France.

Date de dernière mise à jour : 04/11/2016

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